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QUATRIEME
SERMON
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regle
qu'il
nous
a
monstree.
Voyla
donc
comme
du
petit
il
nous
faut
venir
au
grand,
comme
du
particulier
'
il
nous
faufc
venir
au
general.
Du
petit
au
grand,
di-ie,
si
Dieu
nous
donne
nostre
pain
quotidien,
demandons-luy
le
salut
de
nos
ames:
si
Dieu
se
veut
abaisser
iusques
la
de
nous
adviser,
quand
nous
avons
a
traitter
quelque
chose
entre
les
hommes,
pour
les
affaires
terriens
de
ceste
vie
caduque,
prions
le
qu'il
nous
face
ce
bien
de
nous
conduire
aussi
selon
sa
Loy.
Voyla
comme
nous
viendrons
du
petit
au
grand.
Nous
viendrons
aussi
du
particulier
au
general,
quand
nous
dirons,
Seigneur,
tu
m'as
exauce
en
cecy,
qui
est
une
chose
speciale
:
or
par
plus
forte
raison
ie
te
puis
invoquer
d'une
chose
pour
tout
le
temps
de
ma
vie,
c'est
quand
tu
m'auras
mis
au
chemin
de
salut,
que
tu
m'y
entretiennes,
et
que
tu
ne
m'abandonnes
iamais
iusques
a
ce
que
ie
soye
venu
au
but
et
a
la
perfection
a
laquelle
tu
m'appelles.
Il
s'ensuit,
Fay-moy
entendre
la
voye
de
tes
commandemens,
et
ie
mediteray
tes
merveilles.
Voyci
la
troisieme
raison
que
David
allegue
pour
obtenir
de
Dieu,
qu'il
soit
enseigne
en
sa
Loy.
Seigneur,
dit-il,
fay-moy
entendre
la
voye
de
tes
commandemens,
et
alors
ie
parleray
de
tes
merveilles.
Comme
s'il
disoit,
Seigneur,
qu'il
te
plaise
de
m'instruire
selon
ta
volonte,
et
cela
non
seulement
me
servira:
mais
aussi
a
mes
prochains:
car
ie
tascheray
d'amener
aussi
les
autres
a
toy.
Et
c'est
ainsi
qu'il
*
nous
convient
user
des
graces
de
Dieu:
c'est
ascavoir,
qu'elles
ne
soyent
point
comme
ensevelies
en
nous,
mais
qu'elles
profitent
aussi
bien
a
nos
prochains:
que
nous
en
communiquions
a
ceux
ausquels
elles
pourront
servir,
afin
que
Dieu
soit
honnore,
et
que
le
tout
serve
au
salut
commun
des
membres
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Cependant,
nous
avons
a
noter
en
ce
passage,
que
nous
ne
pourrons
pas
enseigner
les
autres,
que
nous
n'ayons
este
auparavant
disciples
de
Dieu.
Il
y
en
&
beaucoup,
qui
s'avancent,
comme
s'ils
estoyent
assez
grans
clercs
pour
enseigner
les
autres.
Et
en
s'ingerant
ainsi,
ils
n'ont
point
encores
cognu
comme
il
faut
scavoir,
ne
pour
eux
ne
pour
les
autres.
Notons
bien
donc
l'ordre
qui
est
yci
observe:
c'est
ascavoir,
que
nous
cognoissons
un
chacun
de
nous
son
ignorance.
David
estoit
un
Prophete
excellent,
et
toutes
fois
il
demande
a
Dieu,
qu'il
luy
face
entendre
la
voye
de
ses
commandemens.
Voire,
mais
n'avoit-il
pas
la
loy
escrite?
Pourquoy
donc
est
ce
qu'il
demande
ce
qu'il
avoit
en
ses
mains?
Or
il
cognoit
que
ce
n'est
pas
le
tout
qu'on
lise,
qu'on
presche
et
qu'on
escoute:
car
il
faut
que
Dieu
nous
ouvre
l'aureille,
ou
autrement
iamais
ne
sera
entendu
de
nous.
Il
faut
qu'il
nous
illumine,
ou
iamais
nous
ne
verrons
sa
clairte,
encores
qu'elle
se
monstre
a
nos
yeux,
et
nous
soit
toute
patente.
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