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bien,
il
en
diminue
d'autant:
s'il
employe
son
credit,
il
dira,
ie
n'en
puis
plus.
Mais
les
richesses
sont
si
grandes
en
Dieu,
qu'il
est
comme
une
fontaine
qui
ne
peut
iamais
tairir:
et
d'autant
plus
qu'on
en
puise,
l'abondance
se
monstre
tant
mieux.
Ainsi
donc,
il
ne
faut
point
que
nous
craignions
de
venir
a
Dieu,
quand
il
nous
aura
fait
beaucoup
de
biens,
et
que
nous
serons
tenus
a
luy
tant
qu'il
sera
possible
de
penser:
mais
cela
nous
doit
donner
tant
plus
grand
courage,
comme
David
nous
le
declaire
yci.
Et
il
y
a
beaucoup
de
sentences
semblables
en
l'Escriture.
Seigneur,
(disoit
Iacob)
ie
n'estoye
pas
digne
des
bontez
que
tu
as
monstre
envers
moy:
mais
tant
y
a
que
tu
as
fait
tant
de
biens
a
ton
serviteur,
qu'il
faut
que
ie
t'invoque
tousiours.
Voyla
donc
comme
Dieu
nous
incite
a
venir
a
luy
privement,
d'autant
plus
qu'il
se
monstre
large,
et
qu'il
a
ses
mains
desployees,
afin
de
nous
donner
tout
ce
qui
nous
faut.
Et
quand
il
aura
continue
en
cela
tout
le
temps
de
nostre
vie,
nous
devons
estre
tant
plus
hardis
a
l'invoquer,
comme
David
nous
le
monstre
yci
"par
son
exemple.
Or
maintenant,
il
nous
faut
bien
noter
ce
qu'il
dit,
le
fay
deciaire
mes
voyes,
tu
m'as
respondu:
enseigne-moy
en
tes
statuts.
David
proteste
yci
qu'il
a
este
exauce
de
Dieu
en
ses
affaires
particuliers:
c'est
a
dire,
quand
il
a
eu
quelque
perplexite
et
s'est
trouve
en
angoisse,
qu'alors
il
a
invoque
Dieu.
Voyla
qu'emporte
ce
mot
de
Voye
en
Hebrieu,
ou
il
est
dit,
Ie
t'ay
deciaire
mes
voyes,
tu
m'as
respondu,
c'est
a
dire,
exauce.
Sur
cela
il
demande,
que
Dieu
l'enseigne
en
ses
statuts,
c'est
a
dire,
qu'il
luy
monstre
la
regle
generale
de
bien
vivre.
Yci
nous
avons
a
noter,
que
Dieu
condescend
iusques
la
a
nous,
qu'il
nous
veut
subvenir
en
tous
nos
affaires
particuliers.
Nous
voyons
que
nostre
Seigneur
Iesus
nous
a
enseigne
de
demander
nostre
pain
quotidien,
qui
emporte
tout
ce
qui
concerne
ceste
vie
caduque.
Ainsi,
quand
nous
avons
quelque
chose
a
traitter,
Dieu
nous
donne
ce
privilege
et
licence
de
venir
a
luy:
voire
si
nous
n'avions
qu'a
marcher
un
pas,
ou
remuer
la
main,
nous
pouvons
venir
a
Dieu,
et
luy
demander
qu'il
nous
adresse
et
conduise.
Notons
donc
ceste
bonte
inestimable,
de
laquelle
Dieu
use
envers
nous,
quand
il
veut
bien
que
nous
luy
declairions
toutes
nos
voyes,
c'est
a
dire,
tous
nos
appetis
et
menus
affaires.
Si
un
homme
avoit
son
frere,
ou
son
compagnon,
a
grand
peine
s'oseroit
il
descouvrir
ainsi
privement,
de
peur
de
luy
estre
importun,
comme
Dieu
nous
donne
le
conge
de
venir
a
luy,
quelle
bonte
cela?
Or
quand
nous
voyons
que
Dieu
se
monstre
si
familier
en
nos
menus
affaires
:
d'autant
plus
le
devons-
nous
requerir,
a
l'exemple
de
David,
qu'il
nous
conduise
selon
sa
loy,
c'est
a
dire,
qu'il
nous
face
la
grace
de
vivre
tellement,
que
nous
suyvions
la
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