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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
522
comme
il
n'oublie
iamais
les
siens,
mais
qu'il
les
garde,
et
qu'il
veille
tousiours
sur
eux.
Mais
quoy?
Il
faut
bien
que
nous
prenions
garde,
micux
que
nous
ne
faisons,
a
tous
les
benefices
de
Dieu,
afin
de
pouvoir
venir
a
ceste
consideration
de
la
raison
que
David
ameine
yci:
c'est
ascavoir,
que
nous
puissions
alleguer
a
Dieu,
qu'il
nous
a
respondu.
Or
il
y
en
a
bien
peu
qui
puissent
faire
cela.
Et
pourquoy?
Car
si
nous
sommes
en
quelque
necessite,
nous
ne
pensons
point
a
invoquer
Dieu,
voire
encore
que
le
mal
nous
presse
tant
et
plus.
Encore
que
nous
le
facions
alors,
tant
y
a
que
si
tost
que
nous
sommes
eschappez,
nous
ne
cognoissons
point
que
c'a
este
Dieu
qui
a
eu
pitie
de
nous:
cela
est
mis
en
oublv
et
sous
le
pied.
D'autant
donc
que
nous
n'avons
nulle
memoire
des
benefices
de
Dieu,
voyla
qui
est
cause
que
nous
ne
pouvons
pas
luy
dire,
quand
ce
vient
a
le
prier
derechef,
Seigneur,
tu
m'as
respondu.
Car
(comme
i'ay
dit)
nostre
ingratitude
nous
empesche
que
nous
n'avons
telle
experience
et
prattique
en
nous
pour
prier
Dieu
incessamment.
Et
voyla
aussi
qui
est
cause
d'une
telle
froidure
et
laschete
en
nos
prieres
:
car
si
nous
estions
attentifs
a
rememorer
les
graces
de
Dieu:
o!
il
est
certain
que
nous
serions
tousiours
munis
quand
il
seroit
question
de
nous
presenter
devant
luy,
pour
dire,
Helas
Seigneur,
ie
n'y
suis
pas
nouveau:
et,
Seigneur,
il
ne
faut
pas
que
ie
trouve
estrange
de
me
presenter
a
toy,
tu
m'y
as
donne
accez
et
liberte:
ce
n'est
pas
de
maintenant
que
tu
me
fais
du
bien,
i'ay
experimente
ta
grace
des
mon
enfance:
et
quand
ie
voudroye
alleguer
le
nombre
combien
de
fois
i'ay
este
exauce
de
toy,
cela
seroit
infini:
ie
me
puis
donc
bien
reposer
sur
toy,
esperant
que
tu
continueras
ta
bonte,
comme
tu
es
tousiours
prest
de
ce
faire.
Or
d'autant
que
nous
sommes
si
ingrats
envers
Dieu
a.
recognoistre
ses
benefices
comme
il
appartient:
voyla
pourquoy
nous
ne
pouvons
faire
nostre
profit
de
ceste
confession
en
verite,
pour
confermer
nostre
esperance
a
l'advenir,
comme
il
seroit
bon.
Au
reste,
il
nous
faut
noter,
que
nous
ne
devons
point
proceder
avec
Dieu,
comme
avec
les
hommes
mortels.
Car
si
un
homme
nous
a
fait
du
plaisir,
il
est
vray
que
nous
luy
pourrions
alleguer,
comme
on
fait
communement,
Ie
seray
d'autant
plus
tenu
a
vous,
puis
que
desia
vous
m'y
avez
oblige,
cecy
viendra
avec
le
reste:
mais
tant
y
a
encores
que
si
nous
avons
emprunte
d'un
homme
beaucoup,
nous
serons
honteux
d'y
retourner
tant
de
fois.
Or
envers
Dieu
il
n'est
point
question
d'y
aller
ainsi.
Et
pourquoy?
Car
Dieu
ne
se
lasse
iamais
de
bien
faire
comme
font
les
hommes,
et
puis
il
ne
diminue
point
ses
facultez
quand
il
nous
fait
du
bien.
Si
un
homme
nous
eslargit
do
son
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