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pourquoy.
Quand
cela
est,
il
est
certain
que
nous
ne
pouvons
pas
dire
qu'il
recoive
les
personnes.
Et
ce
sont
badins,
outre
la
malice
qui
est
en
eux,
que
ceux
qui
parlent
ainsi.
Or
donc,
ils
viendront
dire,
Et
comment
est-ce
que
les
uns
sont
sauvez
par
la
Foy,
et
les
autres
non,
si
le
tout
despend
de
l'election
de
Dieu
?
Mais
encore
en
cela
ils
monstrent
une
bestise
trop
lourde:
car
la
Foy
mesme
d'ou
procede-elle,
sinon
de
l'election
de
Dieu?
Ils
disent,
O,
les
promesses
sont
generales,
et
Dieu
appelle
tout
le
monde
a
salut
:
il
s'ensuit
donques
que
tout
le
monde
sera
sauve.
Voire,
il
veut
que
tout
le
monde
soit
sauve:
mais
c'est
pour
rendre
les
reprouvez
inexcusables.
Car
les
promesses
de
l'Evangile
contiennent
pour
certain
nostre
salut,
et
nous
ne
serons
point
trompez
en
nous
y
appuiant.
Mais
quoy?
Il
faut
savoir
d'ou
vient
la
Foy
que
nous
avons.
Car
quand
l'evangile
se
presche,
pourquoy
est-ce
que
les
uns
y
profitent
et
le
recoivent
en
droite
reverence
et
humilite
de
coeur,
et
les
autres
non,
et
que
mesmes
ils
en
devienent
pires?
C'est
d'autant
que
ceux
qui
estoient
ordonnez
a
salut
(dit
saint
Luc,
parlant
de
la
predication
de
saint
Paul)
que
ceux-la,
dit-il,
ont
creu.
Voila
S.
Paul
qui
presche:
or
il
est
certain
que
si
iamais
il
y
a
eu
dexterite
en
un
Docteur
fidele,
que
saint
Paul
l'avoit
:
et
neantmoins
tous
ne
sont
pas
bons
escoliers
:
il
n'y
en
a
qu'une
partie
qui
recoive
sa
doctrine.
D'ou
vient
cela?
Est-ce
de
leur
industrie?
Est-ce
qu'ils
soient
mieux
disposez?
Il
est
vray
que
Dieu
les
dispose:
mais
que
cela
ne
viene
point
d'eux,
saint
Luc
le
monstre,
et
coupe
ici
broche
a
toutes
resveries
humaines,
et
dit,
que
ceux
qui
estoient
ordonnez
a
salut,
ont
creu.
Et
voila
aussi
pourquoy
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
dit,
que
ceux
que
le
Pere
celeste
lui
a
donnez,
ne
periront
point:
mais
qu'il
les
gardera
iusques,
a
la
fin.
Or
quand
il
dit,
Ceux
qui
m'ont
este
donnez
de
Dieu
mon
Pere:
il
nous
mene
a
l'election
eternelle.
Il
dit
aussi
en
l'autre
passage.
Pere,
ils
estoient
tiens,
et
tu
me
les
as
donnez.
Et
pourquoy
est-ce
que
les
uns
appartienent
a
Dieu,
et
les
autres
non?
Or
ce
n'est
pas
au
regard
qu'ils
sont
hommes
mortels:
car
nostre
nature
est
pareille:
nous
avons
este
tous
creez
d'un
Pere
:
mais
les
uns
appartiennent
a
Dieu,
et
les
autres
sont
reiettez
de
lui,
pour
ce
qu'il
lui
a
pleu
ainsi.
Il
recognoist
et
advoue
les
uns
pour
siens:
et
les
autres,
combien
qu'ils
soient
ses
creatures,
neantmoins
n'ont
nulle
accointance
avec
lui:
il
ne
les
repute
point
ses
domestiques,
d'autant
qu'il
les
a
forclos
de
son
election.
Nous
voions
donc
ici,
comme
la
Foy
est
un
don
special
de
Dieu,
qui
procede,
non
point
de
nostre
franc
arbitre,
non
point
que
de
nous
mesmes
nous
puissons
nous
avancer,
et
que
les
uns
soient
plus
habiles
a
comprendre,
que
les
autres:
mais
d'autant
qu'il
plaist
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