|
32:512
tout
cela
n'est
que
ceremonie,
et
Dieu
ne
veut
point
estre
ainsi
mocque
Nous
ne
faisons
aussi
que
profaner
son
sainct
Nom,
quand
nous
usons
de
telles
requestes,
qui
ne
procedent
point
d'un
vray
desir
et
affection.
Voyla
pourquoy
David
adiouste,
que
son
ame
a
este
ravie:
car
le
mot
qui
est
yci,
emporte
comme
si
son
ame
estoit
du
tout
defaillante.
Mon
ame
donc
defaut,
pour
le
desir
qu'elle
a
de
tes
commandemens.
Parquoy
il
y
a
yci
trois
choses
a
noter.
L'une
est,
que
si
nous
voulons
obtenir
de
Dieu
qu'il
nous
conduise,
et
que
sa
Parole
soit
nostre
voye,
et
nostre
adresse,
que
nous
ne
devons
pas
luy
faire
une
telle
oraison
par
hypocrisie,
comme
en
nous
mocquant
de
luy,
ne
froidement:
mais*
avec
un
vray
desir
lequel
nous
transporte
comme
hors
de
nous,
tellement
que
nous
ne
tenions
plus
rien
de
la
vie
presente,
mais
que
nous
ad
visions
de
tendre
plus
haut.
Voyla
le
premier
article
que
nous
avons
yci
a
noter.
Le
second
est,
que
ce
desir
encores
ne
doit
point
estre
seulement
comme
une
affection
volage,
mais
un
desir
ardent.
Oar
il
dit
que
son
ame
a
defailly.
Pourquoy?
Regardons
un"
peu
quels
sont
nos
appetis
et
cupiditez,
*quand
nous
nous
destournons
de
Dieu
pour
nous
addonner
aux
choses
terriennes.
Ils
sont
si
excessifs
ed
si
desbordez
que
c'est
pitie,
et
n'y
a
ne
fin
ne
mesure.
Si
nous
avons
un
desir
maigre,
un
desir
ie
ne
scay
quel,
de
cheminer
selon
Dieu:
ce
desir-la
seroit
bien
tost
abbatu,
comme
une
goutte
de
vin,
quand
on
y
mettra
cent
fois
autant
d'eau.
Ie
vous
prie,
que
sera-ce?
cela
sentira-il
plus
le
vin?
Autant
en
est-il
de
quelque
bonne
affection
qui
seroit
en
l'homme
fidele.
Si
ceste
affection-la
n'a
une
ardeur,
qu'il
y
ait
une
vehemence
grande,
elle
sera
tantost
suffoquee
par
les
escumes
de
nos
passions
et
de
nos
cupiditez
charnelles,
lesquelles
(comme
i'ay
desia
dit)
n'ont
nulle
mesure
ny
attrempance.
Voyla
donc
pour
le
second
ce
que
nous
avons
a
noter
en
ce
passage,
c'est
ascavoir,
que
ce
n'est
point
assez
que
nous
ayons
quelque
desir
moyen
de
servir
a
Dieu,
car
il
seroit
bien
tost
opprime
en
nous,
et
du
tout
aneauty.
Mais
il
faut
que
nous
soyons
tellement
attentifs
a
cela,
que
nous
puissions
dire
que
nostre
ame
nous
defaut,
qu'elle
languit,
que
nous
sommes
comme
escoulez
en
nostre
vertu,
iusqu'a
ce
que
Dieu
nous
releve,
en
nous
donnant
ce
que
nous
luy
demandons.
Le
troisieme
article
que
nous
avons
yci
a^noter,
est
la
fermete
et
constance
qui
doit
estre
en
un
tel
desir.
Et
voyla
pourquoy
David
ne
se
contente
pas
de
dire,
que
son
ame
est
ravie
et
defaillante:
mais
il
dit,
En
tout
temps.
Comme
s'il
disoit,
que
ce
n'a
pas
este
une
bouffee
de
vent,
mais
quil
a
eu
ceste
affection
enracinee
en
son
coeur,
et
qu'il
y
a
persevere.
Or
ces
trois
choses
nous
sont
plus
que
|