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TROISIEME
SERMON
512
permet
point
que
tes
commandemens
me
soyent
ostez.O
r
ce
passage
contient
une
doctrine
et
exhortation
qui
nous
est
bien
utile,
car
nous
scavons
quelle
froidure
il
y
a
en
nous,
au
lieu
que
nous
devrions
avoir
un
desir
ardent
d'estre
enseignez
en
la
Parole
de
Dieu,
et
y
estre
confermez
de
plus
en
plus.
Ie
vous
prie
combien
sommes-nous
nonchalans?
Or
qui
en
est
cause?
Il
faut
tousiours
venir
a
la
racine
du
mal:
quand
nous
voyons
quelque
vice
en
nous,
nous
devons
enquerir
de
la
cause,
afin
d'y
cercher
remede.
Or
c'est
d'autant
que
nous
sommes
aveuglez,
et
qu'il
nous
semble
que
nous
devons
tousiours
demeurer
en
terre,
qu'un
chacun
se
forge
yci
une
vie
immortelle.
Et
quand
nous
sommes
ainsi
addonnez
au
monde,
que
nous
pensons
y
avoir
un
heritage
permanent,
voyla
qui
est
cause
que
nous
mesprisons
et
Dieu
et
sa
parole,
ou
bien
qu'il
ne
nous
chaut
gueres
de
cercher
la
doctrine
de
nostre
salut.
Que
faut-il
donc?
Que
nous
regardions
plus
loing
qu'au
monde,
afin
de
venir
a
Dieu,
et
d'estre
exercez
en
ceste
estude
dont
il
est
yci
question,
pour
dire
avec
David
:
Seigneur,
puis
que
nous
sommes
estrangers
en
ce
monde,
c'est
a
dire,
que
nous
avons
seulement
a
passer
yci,
que
nostre
vie
est
si
briefve
que
rien
plus,
ne
permets
que
tes
commandemens
nous
soyent
ostez.
D'autrepart,
David
a
voulu
signifier,
qu'il
eust
este
comme
un
povre
homme
esgare
et
errant,
sinon
qu'il
eust
eu
la
conduite
de
la
Parole
de
Dieu.
Et
ceste
similitude-la
est
bien
convenable.
Nous
scavons
qu'un
homme
qui
sera
en
pays
estrange,
se
trouvera
tout
nouveau
et
esperdu,
s'il
n'ha
quelque
guide
et
conduite*
il
ne
scaura-que
devenir.
Or
ainsi
en
est-il
de
nous,
si
nous
ne
sommes
addressez
et
conduits
par
la
main
de
Dieu.
Et
pourquoy?
Oar
nous
sommes
comme
estrangers
en
ce
monde.
Il
est
vray
que
nous
n'y
sommes
que
trop
attachez,
quant
a
nostre
affection,
mais
cependant,
o!
nous
ne
laissons
pas
d'estre
si
confus
en
nos
sens,
que
nous
ne
scavons
quel
chemin
nous
avons
a.
tenir,
sinon
qu'il
nous
soit
monstre.
Voyla
donc
le
second
point
qu'emporte
la
similitude
dont
use
yci
David,
disant
qu'il
est
estranger
au
monde
:
c'est
qu'il
se
plaind,
qu'il
y
est
nouveau
et
confus,
et
pour
ceste
cause
il
prie
Dieu,
qu'il
le
gouverne
par
sa
Parole.
Or
il
s'ensuit.
Mon
ame
est
ravie
du
desir
qu'elle
a
en
tes
droitures
en
tout
temps.
Quand
il
dit
que
son
ame
est
ravie,
c'est
pour
protester,
qu'il
n'a
point
demande
a
Dieu
ce
que
nous
avons
ouy,
par
ceremonie
ne
par
acquit,
comme
beaucoup
font,
qui
prient
assez
Dieu
qu'il
les
illumine,
et
qu'il
les
conferme
en
la
verite
de
sa
Parole,
et
qu'il
les
guide:
mais
cependant
ce
n'est
pas
qu'ils
cerchent
cela
comme
ils
doyvent.
Or
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