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TROISIEME
SERMON
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ceste
doctrine
comme
il
faut.
Car
au
lieu
que
ces
fantastiques
et
coquards,
qui
veulent
estre
veus
bien
subtils
et
aigus
en
bataillant
a
l'encontre
de
Dieu
et
de
sa
verite:
au
lieu
qu'ils
cerchent
comment
ils
pourront
contredire,
il
nous
faut
regarder
comme
Dieu
nous
satisfait,
et
a.
quelle
fin
il
nous
adresse
ceste
doctrine,
et
dequoy
il
veut
qu'elle
nous
serve:
c'est
de
savoir
que
nous
sommes
esleuz,
et
non
pas
tous.
Car
en
premier
lieu,
quand
nous
voions
que
nous
ne
pouvons
pas
recevoir
l'evangile,
sinon
par
un
don
special
de
Dieu,
cela
est
pour
nous
faire
tant
plus
magnifier
sa
bonte
envers
nous
et
pour
voir
son
iuste
iugement
envers
les
reprouvez,
quand
il
les
destitue
de
ceste
doctrine:
comme
nous
voions
en
la
Papaute,
que
les
hommes
sont
comme
bestes
brutes,
qui
errent
et
qui
tracassent
parmi
les
deserts,
sans
tenir
ne
voie
ne
sentier.
Or
de
nostre
coste,
nous
avons
un
tesmoignage
certain,
qui
nous
doit
tant
plus
inciter
a
priser
ceste
grace
singuliere
envers
nous,
et
aussi
quand
nous
en
voions
d'aucuns
qui
ont
les
aureilles
sourdes
combien
que
iournellement
on
leur
declare
familierement,
et
que
on
leur
masche,
par
maniere
de
dire,
ce
qui
est
requis
a
leur
salut,
ils
demeurent
tousiours
en
leur
estat
:
ou
bien
ils
ne
sont
nullement
touchez,
et
ne
leur
chaut
de
s'abandonner,
comme
en
despit
de
Dieu,
a
toute
licence
de
mal:
quand
nous
voions
cela,
il
est
certain
que
nostre
Seigneur
nous
oblige
tant
plus
a
soy,
de
ce
qu'il
lui
a
pleu
nous
faire
sentir
sa
bonte,
et
que
nous
avons
pris
un
tel
goust
a
l'esperance
de
salut
qu'il
nous
propose:
que
nous
avons
renonce
au
monde,
et
quelque
foiblesse
qu'il
y
ait
en
nous,
combien
que
nous
soions
pleins
de
vices
et
de
corruption,
neantmoins
qu'encore
hayssons-nous
le
mal
qui
est
en
nous
et
prenons
plaisir
au
bien.
Quand
donc
nous
avons
cela,
il
est
certain
que
si
nous
ne
sommes
plus
durs
que
fer
et
acier,
nous
devons
avoir
toute
rebellion
fendue
et
rompue:
et
faut
que
nous
soions
enflammez
de
l'amour
de
Dieu,
et
que
nous
aions
la
bouche
ouverte
pour
benir
et
priser
la
grace
qu'il
a
demonstree
si
excellente
et
si
magnifique
envers
nous.
Voila
donc
le
but
que
l'escriture
nous
monstre.
Or
cependant,
ces
canailles
viendront
dire:
O,
Dieu
seroit
accepteur
des
personnes.
Voire,
comme
si
Dieu
regardoit
au
riche,
ou
au
povre,
en
son
election,
comme
s'il
regardoit
le
noble
d'avec
un
povre
homme,
s'il
regardoit
le
sage
d'avec
un
idiot:
car
voila
que
c'est
avoir
acception
des
personnes.
Ce
mot
de
Personnes
en
l'escriture,
emporte
Regard,
ou
Face,
comme
aussi
l'escriture
en
use.
Or
Dieu
ne
nous
eslit
pas
pour
nos
beaux
yeux.
Qui
est-ce
qui
te
discerne?
(alleguions-nous
hier
de
saint
Paul.)
Quand
donc
Dieu
eslit
ceux
qu'il
lui
plaist,
c'est
en
son
conseil
eternel,
et
en
soy-mesme:
c'est
a
dire,
il
a
son
secret,
que
nous
devons
adorer,
sans
nous
enquerir
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