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TROISIEME
SERMON
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reduit
en
memoire,
pourquoy
c'est
qu'ils
doyvent
yci
vivre.
Comme
en
ce
passage
David
fait
sa
requeste
a,
Dieu,
pour
obtenir
ce
bien,
qu'il
vive
en
gardant
la
voye
droitte.
Comme
s'il
disoit,
Seigneur,
ie
n'appete
point
de
vivre
pour
me
^ouler
en
ce
monde,
pour
y
avoir
mes
commoditez
:
mais
i'ay
une
autre
fin
plus
haute
et
plus
excellente
que
celle-la,
c'est
ascavoir,
afin
que
ie
te
serve.
Ainsi
donc,
toutes
fois
et
quantes
que
nous
appeterons
de
vivre,
qu'il
nous
souvienne
de
ceste
requeste
que
fait
David,
c'est
ascavoir,
que
nous
ne
devons
pas
estre
semblables
aux
bestes
brutes,
vivans
et
ne
scachans
pourquoy:
mais
que
nous
tendions
tousiours
a
ce
but,
que
Dieu
soit
honnore
de
nous.
Car
sans
cela
aussi,
nous
sommes
plus
miserables
que
ne
sont
toutes
les
autres
creatures.
Chacune
crature
suyvra
son
naturel:
et
combien
que
les
bestes
ayent
une
vie
penible
et
fascheuse,
si
est-ce
toutesfois
qu'elles
ne
sont
point
encore
tant
tormentees
que
les
hommes,
en
leur
endroit.
Nous
scavons,
et
sentons
par
experience,
que
les
cupiditez
mauvaises
de
nostre
chair,
sont
comme
des
fournaises
allumees
en
nous,
qu'il
ne
faut
point
que
nous
ayons
personne
qui
nous
persecute,
chacun
se
donnera
assez
de
mal
et
de
fascherie
en
soy,
les
uns
par
leur
ambition,
les
autres
par
leur
avarice,
les
autres
pai;
leurs
paillardises.
Ainsi
donc
la
vie
des
hommes
sera
bien
malheureuse,
s'ils
n'ont
regard
plus
loin,
ascavoir
que
nous
devons
tousiours
tendre
a
ce
but
de
servir
a
nostre
Dieu,
et
de
garder
sa
Parole.
Quand
nous
aurons
la
toute
nostre
affection,
nostre
vie
sera
benite.
Mais
au
contraire,
quand
un
homme
est
si
brutal,
qu'il
ne
demande
sinon
a
demeurer
yci
longtemps,
et
n'a
en
recommandation
que
son
corps,
et
ceste
vie
temporelle:
d'autant
plus
qu'il
sera
au
monde,
d'autant
cueillira-il
sur
soy
plus
de
malediction
de
Dieu.
Ainsi
donc,
retenons
bien
ceste
priere
que
fait
yci
David:
c'est
ascavoir,
qu'il
demande
ce
bien
a
Dieu,
qu'en
vivant
il
observe
sa
Parole.
Comme
s'il
disoit,
Helas
Seigneur,
ie
voy
que
les
hommes
sont
si
pervertis,
que
nul
ne
pense
quelle
est
la
fin
de
sa
vie.
Et
tant
sont
adonnez
a
mal,
qu'ils
ne
font
que
provoquer
ton
ire
de
plus
en
plus.
Ne
permets
point
que
ie
soye
de
leur
rang,
mais
que
tu
me
faces
la
grace
d'avoir
une
vie
reglee
comme
elle
doit:
c'est
a
dire,
que
ie
m'employe
a
te
servir
et
honnorer.
Or
il
adiouste
quant
et
quant,
Ouvre
mes
yeux,
afin
que
ie
cmsidere
les
merveilles
de
ta
Loy.
Yci
il
monstre
que
ce
n'est
point
sans
cause
qu'il
a
fait
ceste
requeste
a
Dieu:
car
si
cela
estoit
en
nostre
main
de
suyvre
la
Parole
de
Dieu,
et
la
garder,
ce
seroit
hypocrisie
et
fiction
d'en
faire
nulle
priere.
Car
nous
demandons
a
Dieu
ce
que
nous
n'avons
point,
et
en
nos
oraisons
tousiours
il
faut
confesser
nostre
povrete
et
indigence.
Or
ne
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