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picquer:
a
ce
qu'il
y
ait
tousiours
plus
de
vehemence
en
nous
pour
aller
a
luy
avec
plus
ardent
desir
et
meilleur
courage.
Tellement
que
nous
parvenions
en
la
fin
a
ceste
perfection,
a
laquelle
Dieu
nous
appelle
et
nous
convie:
c'est
que
nous
ayant
desveloppez
de
nostre
chair
et
de
nostre
nature,
il
nous
conioigne
plenement
a
sa
iustice,
et
que
sa
gloire
reluise
en
nous.
Suyvant
ceste
saincte
doctrine,
nous-nous
prosternerons
devant
la
face
de
nostre
bon
Dieu,
en
cognoissance
des
fautes
innumerables,
par
lesquelles
nous
ne
cessons
de
provoquer
iournellement
son
ire
contre
nous.
Le
priant
qu'il
luy
plaise
de
nous
faire
sentir
nos
maux
et
nos
vices,
mieux
que
nous
n'avons
point
fait:
voire
afin
de
cercher
les
remedes,
qui
nous
sont
ordonnez
par
luy,
de
nous
exercer
en
la
lecture
de
sa
saincte
Parole,
et
en
la
predication
qui
nous
en
est
iournellement
faite.
Et
cependant
que
nous
ne
laissions
pas
de
l'invoquer,
afin
que
par
son
sainct
Esprit
il
besongne
au
dedans
de
nos
coeurs:
et
qu'il
ne
permette
point
que
la
doctrine
que
nous
oyons
par
la
bouche
des
hommes
soit
inutile,
mais
qu'elle
ait
sa
vertu
et
son
effet,
tellement
que
de
iour
en
iour
nous
soyons
confermez
en
icelle:
et
que
de
plus
en
plus
nous
apprenions
de
renoncer
au
monde,
et
a
tout
ce
qui
nous
pourroit
destourner
d'estre
unis
et
conioints
a
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
qui
est
nostre
chef.
Que
non
seulement
il
nous
face
ceste
grace,
mais
aussi
a
tous
peuples
et
nations
de
la
terre,
etc.
T
R
O
I
S
I
E
M
E
SERMON.
Du
Dimanche
22.
iour
de
Ianvier,
1553.
Troisieme
iiuictain.
GIMEL.
Fay
ce
bien
a
ton
serviteur,
afin
que
ie
vive,
et
ie
garderay
ta
Parole.
Descouvre
mes
yeux,
afin
que
ie
considere
les
merveilles
de
ta
Loy.
,
le
suis
pelerin
en
la
terre,
ne
cache
donc
point
de
moy
tes
commandemens.
Mon
ame
est
transie
du
desir
qu'elle
a
en
tout
temps
envers
tes
iugements.
Tu
as
deffait
les
orgueilleux:
ceux
qui
se
desvoyent
de
tes
commandemens
sont
maudits.
Oste
de
moy
l'opprobre
et
le
mespris:
car
i9ay
garde
tes
tesmoignages.
Les
princes
mesmes
se
sont
assis,
et
ont
parle
contre
moy:
cependant
ton
serviteur
devisoit
de
tes
statuts.
Aussi
tes
tesmoignages
sont
mes
passetemps,
et
les
gens
de
mon
conseil.
Nous
aurions
beaucoup
profite,
si
nous
scavions
quelle
est
la
fin
de
nostre
vie,
pourquoy
c'est
que
Dieu
nous
a
mis
au
monde,
et
qu'il
nous
y
nourrit:
mais
il
y
en
a
bien
peu
qui
y
pensent.
Il
est
vray
qu'un
chacun
respondra,
que
c'est
bien
raison
que
nous
facions
hommage
de
nostre
vie
a
Dieu,
puis
que
c'est
de
luy
que
nous
la
tenons:
et
aussi
qu'il
soit
glorifie
de
tant
de
biens
qu'il
nous
eslargit.
Mais
quoy?
Quand
,nous
avons
confesse
cela,
c'est
pour
monstrer
nostre
ingratitude:
car
nul
ne
s'en
acquite
cependant.
Voyla
pourquoy
le
S.
Esprit,
voyant
les
hommes
tant
attachez
a
ce
monde,
leur
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