32:505 505 SUR LE PSEAUME CXIX. 506 biens de ce monde, et qu'ils pensent estre malheureux sinon qu'ils ayent de quoy et qu'ils soyent tousiours bien garnis: retenons la lecon qui nous est yci monstree: c'est ascavoir, qu'il faut que tout nostre desir soit en la voye des tesmoignages de Dieu, comme en toutes les richesses: c'est a, dire, que nous ayons la tout nostre contentement et repos. Or en la fin David adiuoste, Ie m'exerceray en tes commandemens, et garder ay tes voyes: ie prendray plaisir en tes statuts, et rioublieray point ta parole. C'est la conclusion, qui est pour confermer le propos que nous avons desia tenu: car David ne dit rien yci de nouveau, mais ii proteste que comme il avoit commence, qu'il prendra tousiours plaisir aux commandemens de Dieu, et en la doctrine qui est contenue en l'Escriture saincte, et qu'il appliquera la toute son estude, qu'il y continuera, que iamais ne mettra en oubly le desir de profiter en l'obeissance de Dieu. Or si David a ainsi parle, cognoissons que ce n'est pas assez que nous ayons une bonne affection en nous de nous adonner au service de Dieu, et que pour ce faire il y ait desia besongne: mais il nous faut donner des coups d'esperon, pour nous faire tousiours avancer de plus en plus. Car iamais les fideles ne courront d'une telle ardeur, que tousiours ils 'ne trainent quelque iambe, et qu'ils ne viennent a Dieu comme en clochant. Que fautil donc? En protestant avec David que nous ne mettrons point en oubly ce que Dieu nous a monstre une fois, que nous continuons aussi a nous