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on
vouloit
faire
venir
du
ble
en
une
terre,
laquelle
fust
pleine
de
ronces,
d'espines,
et
de
mauvaises
herbes:
ou
qui
voudroit
fairo
croistre
du
vin
sur
des
pierres
et
des
rochiers,
ou
il
n'y
auroit
nulle
humidite:
car
qu'est
ce
que
de
la
nature
des
hommes?
c'est
une
terre
tant
sterile
que
rien
plus.
Qu'est
ce
de
toutes
leurs
affections,
sinon
des
ronces
et
des
espines,
et
mauvaises
herbes,
qui
sont
pour
suffoquer
et
aneantir
toute
la
bonne
semence
de
Dieu?
Ainsi
donc,
ce
n'est
pas
sans
cause
que
David
met
yci
les
richesses
a
l'opposite
de
la
parole
de
Dieu,
et
ceste
convoitise
dont
les
hommes
sont
menez
et
enflammez,
au
desir
qu'il
a
de
suyvre
Dieu,
et
de
cheminer
selon
sa
parole.
Comme
s'il
disoit,
Helas
Seigneur,
il
est
vray
que
ie
suis
adonne
aux
vanitez
de
ce
monde
aussi
bien
que
les
autres:
mais
tant
y
a
que
i'ay
desire
ta
Parole
sur
tout,
et
me
suis
efforco
de
tenir
toutes
les
affections
mauvaises
de
ma
chair
comme
captives.
Et
ainsi
nous
voyons
quelle
doctrine
nous
avons
a,
recueillir
de
ce
passage,
c'est
ascavoir
que
si
nous
voulons
estre
bons
escoliers
de
Dieu,
et
prendre
plaisir
ea
la
voye
de
ses
tesmoignages,
qu'il
faut
que
les
cupiditez
de
nostre
chair
soyent
dontees
auparavant,
et
que
nous
apprenions
de
n'estre
point
adonnez
aux
choses
de
ce
monde,
que
nous
ne
soyons
point
enveloppez
en
ce
que
les
hommes
imaginent
estre
le
comble
de
toute
leur
felicite:
mais
que
nous
scachions
mespriser
les
richesses,
et
tout
ce
qui
nous
destourne
de
Dieu,
et
ae
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
que
nous
le
tenions
comme
fiente
et
ordure,
ainsi
que
dit
sainct
Paul.
Or
cependant,
il
est
bien
certain
que
David
n'a
point
reiette
les
richesses
qu'il
avoit.
Estant
Roy
et
opulent,
comme
nous
scavons,
il
n'a
point
iette
l'or
et
l'argent
au
profond
de
la
mer,
il
a
use
de
l'abondance
que
Dieu
luy
donnoit:
mesmes
nous
voyons
quelle
a
este
l'excellence
et
la
beaute
de
sa
maison,
comme
l'histoire
saincte
le
recite.
Mais
cependant,
si
a-il
suyvi
la
regle
que
l'Escriture
nous
donne:
c'est
qu'il
a
use
tellement
des
biens
de
ce
monde,
comme
s'il
ne
les
eust
point
possede.
Il
faut
donc
que
nous
passions
par
ce
monde
sans
que
nous
y
soyons
retenus,
comme
S.
Paul
nous
exhorte:
que
si
Dieu
nous
donne
abondance,
que
nous
en
scachions
user,
sans
que
nostre
coeur
s'entortille
la:
et
que
cependant
nous
soyons
povres
en
nostre
esprit,
c'est
a,
dire,
que
nous
soyons
prests
de
quitter
tout,
toutes
fois
et
quantes
que
Dieu
nous
en
voudra
destituer,
et
que
nous
ayons
tousiours
un
pied
leve
pour
aller
a.
luy,
quand
sa
volonte
sera
de
nous
retirer
de
ce
monde.
Mais
encores,
ce
n'est
pas
sans
cause
que
David
a
parle
yci
de
l'abondance
des
richesses.
Car
nous
voyons
que
c'est
la
source
de
tous
maux
que
l'avarice,
comme
sainct
Paul
en
parle.
D'autant
donc
que
les
hommes
sont
tant
adonnez
aux
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