20:497 497 SUPPLEMENTUM. 498 signifie le sang de Jesus-Christ, et les fruits que nous en retirons, produits en nous par le St. Esprit. Et quoique le Seigneur n'ait pas egard aux Personnes, et que la validite du Bateme ne depende pas de la dignite de celui qui l'administre: cependant il ne s'ensuit pas que nous ne nous en devions pas tenir au precepte par lequel il l'a institue. Et puisque la parole de Dieu est la Regle de notre devoir, que Jesus-Ohrist nous a laissee, pourquoi n'en pas faire de cas a l'egard du Bateme? YII. Son cinquieme Argument supose ce qu'on ne lui accordera jamais, savoir que le Bateme, administre meme par un heretique qui n'a nul Office dans l'Eglise, est cependant valide. Car cela etant ainsi, le Bateme n'apartiendroit pas seulement a, l'Eglise, mais aussi aux Turcs et aux Paiens : tellement que de la maniere qu'il raisonne par ses Argumens, il fait passer cette Aspersion d'eau pour un charme. TIII. Son Principe dans son sixieme Argument est tres mal applique : car quoique la vertu et la verite du Bateme ne soit pas toujours jointe avec le signe, cependant nous ne pouvons pas dire pour cela que l'on puisse laisser le Bateme: nous confessons sincerement qu'un homme, qui n'aura jamais participe a l'eau du Bateme, pourra etre Participant de la Grace promise dans le Bateme: mais conclurrons nous dela que l'on puisse negliger le Bateme? Dieu nous en preserve! Ce qu'il ajoute touchant la mauvaise Administration du Bateme, et particulierement par raport a la forme et a la maniere de l'administrer selon l'Evangile, contient une double erreur. Car nous n'avons jamais confesse que la pure action de verser de l'eau, par celui qui n'auroit point de vocation dans l'Eglise de Dieu, fut un Bateme, ou que la forme Evangelique se recontrat ou ii n'y avoit pas de Ministre Evangelique. IX. Il propose son septieme Argument en termes un peu rudes, et qui font voir la malice de son esprit. Mais qu'il en tire les consequences qu'il voudra: nous nions absolument qu'en rapeliant l'homme a l'observation de la premiere institution du Bateme, nous voulions insinuer que l'on puisse rebatiser : nous regardons ce Bateme pretendu comme un Fantome, puisque nous soutenons que des personnes privees ne peuvent pas administrer le Sacrement. Et quoique nous n'atachions pas la grace de Dieu aux mains d'un homme, neanmoins Calvini opera. Vol XX.