20:493 493 SUPPLEMENTUM. 494 Vu. Les Loix ne disent pas aussi positivement que les promesses qui se font mutuellement entre les parties se puissent rompre: car quoi que le pere puisse mettre opposition au mariage, et tacher de casser les promesses, neanmoins il n'est pas permis aux parties de le faire. Vin. De plus, il y a une grande difference entre le consentement des Parties et la connoissance de leur cause: car nous ne nions pas qu'un homme qui a ete trompe ne puisse declarer la fourbe qu'on lui a voulu faire, et qu'on n'y doive remedier. Mais nous disons simplement que les Parties, etant reciproquement obligees, ne peuvent pas se degager, et qu'on ne peut pas leur permettre de se decharger l'une l'autre. Et c'est en ce point seulement que nous regardons les fiances de la meme maniere que s'ils etoient maries. IX. Il n'est pas dit qu'a cause que le St Apotre ne dit pas precisement qu'un homme ne peut pas donner un Billet de divorce a sa fiancee, il peut neanmoins la decharger et la remettre en sa premiere liberte. Mais plutot nous pouvons dire que la Loi pour le fiance et pour celui qui est marie est la meme, parce qu'il y a autant de raison pour l'un que pour l'autre. X. De plus il y a encore une chose a observer, qui est que l'Apotre ne traite pas cette matiere a dessein: il ne fait que l'efleurer et n'en parle que par occasion. D'ailleurs il est certain qu'il souffroit la Polygamie dans les personnes publiques et particulieres, parce qu'en ce tems-la il n'etoit pas possible d'y remedier, ce que l'on peut voir par les paroles du meme Apotre St. Paul, Un Eveque ne doit pas etre mari de deux femmes. XI. Quoi que l'Eglise exige une Declaration publique du jour des Noces, on ne peut pas inferer de-la que les Parties puissent retracter leurs promesses. L'Eglise ne le fait que pour prevenir quelques mauvaises suites, et les mariages clandestins: ainsi les Parties ne font que ratifier leurs promesses dont ils prennent le Peuple a temoin. XII. Le Passage du 22. du Deuteronome est tresclair, et tres-formel, pour prouver que celle qui a