20:480 4204. VILLEROCHE A CALVIN. C'est une espece de confession melee a des excuses, le tout peu clair pour le lecteur place a distance. *) (Autographe de la Bibliotheque de Geneve. MS. 196, fol. 194.) A Monsieur Monsieur d'Espeville. Monsieur, si i'eusse voulu donner lieu a la raison plustost qu'a mes passions desordonnees, devant que partir d'avecque vous, ie me fusse efforce de mettre une bonne fin aux fascheries que moimesme m'avoi pourchasse et croi que me retirant a vostre conseil ie me fusse beaucoup mieux developpe de toutes mes perplexites et angoisses que par les chemins que iay voulu suyvre. Mais ie remercie Dieu qu'au moins despuis may ant donne un sens plus repose, il m'a faict recognoistre combien ie mesgaroi en me cuydant remettre et en remercie aussi ceux qui par leurs sainctes remonstrances m'y ont grandement servy. Enquoi ie recoi double bien de la bonte du Seigneur dont le premier est que ie suis delivre des maux et miseres ou aultrement ie n'eusse faict que m'empestrer tousiours dadvantage, et laultre que ceste excellente discipline par laquelle le Seigneur m'a voulu humilier (comme i'espere fermement) m'humiliera de vrai et me sera une perpetuelle lecon de sagesse d'integrite et de modestie. Voila ou ie rapporte le tout, pratiquant ce que par cydevant i'ay apprins de la doctrine de ia providence par laquelle ce bon pere celeste et tres admirable ouvrier a accoustume de convertir le mal en bien a ses esleus et bienaimes enfans, du nombre desquels ie suis certain quil m'a mis devant la fondation du monde et que iarhais il ne m'en ostera. En ceste estime ie vous supplie me vouloir tenir et ensevelissant la memoire de tout ce qui vous pourroit donner opinion contraire, vous assurer que i'ay un ardent desir de glorifier mon Dieu en tout le reste de mes iours et employer fidelement a son service ce qu'aussy a ceste fin il luy a pleu me donner. Cest la cause qui a mon retour de Geneve m'a faict arrester en ceste eglise a la quelle desia auparavant ie m'estoi oblige, et estime que le fruict ordinaire qui en sort a ladvancement du regne de Christ et la benediction merveilleuse quil 4204.1) St tout ne nous trompe le penrotn de l'auteur de la lettre a ete mal lu, et il s'agit la de Pierre Vitteroche dont ti a ete question N. 2851. 2955. 3062. Nous savons que dans la seconde moitie de 1561 il eut des de mele s avec un synode des eglises de la Guienne (N. 3419, not 4. 3464. 3469. 3543. 3620) mais on ^apprend pas de quoi il s'agissait au fond. D'apres la presente lettre %l parait avoir ete recer^ment a Geneve. *