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avons
a
retenir
de
ce
passage,
et
de
ceste
remonstrance
qui
est
faite
par
Moyse
aux
Iuifs.
Et
voila
pourquoy
il
adiouste
l'exhortation
que
nous
avons
leue,
quand
il
dit
que
les
Iuifs
circoncisent
leurs
coeurs,
et
qu'ils
riendurcissent
plus
leur
col.
Et
c'est
bien
raison
que
les
hommes
se
presentent
ainsi
a
Dieu,
renoncans
a
eux-mesmes,
veu
qu'il
ne
cerche
sinon
de
nous
gagner
a
soy:
non
point
pour
son
profit,
comme
il
fut
hier
remonstre,
mais
d'autant
qu'il
desire
nostre
salut,
et
qu'il
ne
nous
met
nulle
charge,
sinon
pour
nostre
bien,
et
pour
nostre
profit.
Puis
donc
que
Dieu
n'a
regard
qu'a
nous,
quand
il
nous
incite
a
venir
a
luy:
faut-il
ici
nous
rebecquer?
devons-
nous
avoir
nos
coeurs
fiers
et
hautains,
pour
nous
eslever?
Or
pour
mieux
comprendre
ceste
doctrine,
nous
avons
a
noter
que
Moyse
a
regarde
au
signe
exterieur
qui
estoit
pour
lors
donne
aux
Iuifs:
comme
auiourd'huy
nous
avons
le
Baptesme.
Car
la
Circoncision
tendoit
a
double
fin.
Dieu
par
icelle
condamnoit
tout
le
genre
humain,
et
tout
ce
qui
est
de
la
nature
des
hommes,
il
leur
monstroit
que
tout
cela
est
mauvais:
et
puis
il
donnoit
esperance
de
salut
en
la
semence
d'Abraham,
qu'il
avoit
promise.
Voila
(di-ie)
quelle
a
este
la
figure
de
la
Circoncision
:
c'est
que
les
Iuifs
estoyent
admonnestez
que
du
ventre
de
la
mere
ils
n'avoyent
que
condamnation
en
eux,
et
que
ce
qui
estoit
de
l'homme
estoit
maudit
devant
Dieu,
pource
qu'il
n'y
avoit
que
vice
et
corruption:
et
puis
en
second
lieu
ils
estoyent
consolez,
voyans
que
par
la
semence
humaine
Dieu
leur
promettoit
salut,
les
recevoit
en
sa
grace,
les
iustifioit
afin
qu'ils
fussent
separez
de
tout
le
reste
du
monde.
Quand
les
Iuifs
ont
eu
cela,
il
falloit
bien
(s'ils
ne
vouloyent
abolir
la
verite
de
Dieu
entant
qu'en
eux
estoit)
qu'ils
fissent
valoir
leur
Circoncision,
voire
retranchans
tout
ce
qui
estoit
de
leur
nature,
cognoissans
que
les
hommes
ne
peuvent
plaire
a
Dieu,
iusques
a
ce
qu'ils
ayent
renonce
a
ce
qui
leur
est
propre.
Moyse
a
regarde
a
cela,
disant:
Circondsez
auiourdhuy
vos
coeurs.
Car
combien
qu'ils
observassent
la
figure,
ce
n'estoit
rien,
sinon
qu'ils
cogneussent
a
quoy,
et
a
quelle
fin
Dieu
les
vouloit
mener
:
ils
s'abusoyent
aux
signes
visibles:
et
ce
leur
estoit
assez,
comme
Satan
a
tousiours
eu
ceste
austuce,
de
faire
amuser
les
hommes
a
ce
qui
se
voit
a
l'oeil,
comme
il
les
y
voyoit
enclins
:
car
nous
ne
demandons
qu'a
contenter
Dieu
par
belles
couvertures
:
et
si
nous
n'approchons
iamais
de
luy
en
verite,
nous
le
voudrions
tousiours
payer
en
des
menus
fatras.
Les
Iuifs
donc
prisoyent
assez
et
trop
leur
Circoncision
:
mais
ils
la
falsifioyent
quant
et
quant,
pource
qu'ils
ne
regardoyent
point
a
ce
que
Dieu
leur
avoit
voulu
monstrer:
mais
estoyent
simplement
attachez
a
ce
signe
visible.
Moyse
les
redargue,
et
dit:
Ne
pensez
pas
quand
vous
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