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TROISIEME
SERMON
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ait
des
troubles.
Et
cela
nous
est
monstre
en
Rebecca,
quand
elle
dit.
Si
ainsi
est,
pourquoy
est-ce
que
ie
vi
?
Elle
desire
la
mort,
et
toutesfois
c'est
la
mere
des
fideles:
elle
represente
l'Eglise.
Or
si
cela
a
este
en
celle
qui
portoit
en
son
ventre
l'esperance
du
salut
du
monde,
que
sera-ce
de
nous?
Ainsi,
attendu
que
nous
avons
nos
esprits
tant
agiles
a
concevoir
des
folies
et
vanitez,
et
puis
tant
prompts
aussi
a
nous
ietter
hors
des
gons,
et
en
fin
tant
suiets
a
nous
despiter
contre
Dieu:
d'autant
plus
nous
faut-il
cercher
le
remede.
Or
il
nous
est
ici
donne
en
Rebecca:
car
elle
ne
se
nourrit
point
en
sa
tristesse,
elle
ne
ronge
point
son
frein,
comme
beaucoup
qui
se
accroupissent
la,
et
qui
ne
cerchent
point
le
moyen
d'avoir
dequoy
pour
les
contenter,
ne
de
se
rendre
tranquiles
et
se
tenir
cois
:
mais
ils
s'esgarent
en
euxmesmes,
et
adioustent
tousiours
fantasies
sur
fantasies,
et
se
plongent
si
avant
en
leurs
imaginations,
que
le
diable
puis
apres
les
possede,
et
les
pousse
en
toute
impetuosite
et
furie
a
l'encontre
de
Dieu.
Rebecca
n'en
fait
pas
ainsi:
mais
quand
elle
sent
que
ceci
lui
est
une
angoisse
insupportable,
elle
se
retire
a
Dieu,
elle
s'enqueste
de
lui:
et
la
response
lui
a
este
quant
et
quant
donnee.
Elle
a
donc
dequoy
se
reposer,
quand
elle
cognoit
que
le
bon
plaisir
de
Dieu
est
tel,
et
qu'elle
vit
Voila
qu'il
demande
:
et
que
l'un
de
ses
propres
enfans
sera
retrenche
de
l'Eglise,
et
que
l'autre
sera
reserve,
cognoissant
cela,
il
faut
qu'elle
y
acquiesce,
et
qu'elle
s'y
assuiettisse
:
ce
qu'elle
fait.
Car
elle
ne
se
rebecque
point
contre
Dieu,
et
nous
ne
lisons
pas
aussi
que
depuis
ce
temps
la
elle
ait
murmure
:
mais
nous
voions
que
elle
escoute
Dieu
:
et
a
enfante
puis
apres,
et
tousiours
s'arreste
a
ce
qui
lui
a
este
dit,
et
addonne
son
courrage
et
affection
a
Iacob.
Et
pourquoy?
D'autant
qu'elle
sait,
qu'il
a
este
ordonne
de
Dieu
pour
estre
la
semence
benite,
qu'elle
avoit
esperee:
tellement
qu'elle
se
porte
beaucoup
plus
vertueusement
en
cest
endroit,
que
son
mari
Isaac.
Or
ceci
est
pour
nous
monstrer
que
quand
nous
sommes
en
quelque
trouble,
il
nous
faut
incontinent
recourir
a
Dieu.
Car
noz
esprits
ne
sont
pas
suffisans
pour
cognoistre
les
choses
cachees:
et
mesme
nous
voions
qu'en
ce
qui
sera
le
plus
facile
du
monde
(ce
nous
semblera)
nous
serons
quelquefois
ravis
en
estonnement.
Que
sera-ce
donc,
quand
il
sera
question
des
iugemens
de
Dieu,
qui
sont
incomprehensibles,
et
qui
sont
d'une
matiere
si
haute
et
si
profonde,
que
le
S.
Esprit
nous
enseigne
qu'il
nous
les
faut
adorer,
au
lieu
de
nous
en
enquerir
trop
curieusement?
Faudra-il
que
les
hommes
presument
de
leur
raison,
et
qu'ils
se
fondent
sur
ce
que
bon
leur
semblera,
et
qu'ils
examinent
tout
a
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