20:467 467 EPISTOLAE 4194-4196 468 les uns a Bordeaux qui ont fait amendes honorables, les autres a Agen qui y sont encores. On en voit auiourdhui beaucoup de semblables petit moynes voyant que dieu esclarsit le soleil de justice et que leur marmite ce refroidit. Je delaisse a dire que ce gallant s'en soit laissant la les povres brebis esgareez et en est alle faire autant en un autre lieu. Par quoy si tel estoit vostre bon plaisir et que trovisiez cela estre expedient de nous mander une lettre adressee a ce quilz n'eussent a recevoir homme vivant pour prescher sinon ceux qui auront bon tesmoignage de ceux lesquelz sont envoyes. Et nous desfendre estroitement de n'imposer facilement les mains a aucuns que nous les cognoissions de longue main ny mesme les Eglises. Oar il y en a qui singerent j ncontinent de donner authorite de prescher sans s'estre diligemment enquestes de leur vie et doctrine. Si vous faittes cela il n'y a nulle faute que vous feres un grand service a dieu et empescheres beaucoup de scandales et confussions. Au reste Monsieur nous avons receu ce 19e. jour de Juin la confession de foy les articles qui ont este approuvez et arrestez a un synode a paris. Nous mettrons la meilleure peine que nouz pourons a les mettre en effet Dieu aydant. Nous ny avons sceu aller par faute d'avoir este avertis de bonne heure comme nous l'avons mande a Mr. de Colonges et aux autres. Mais nous y avons envoye homme tout expres. Le Seigneur Dieu vous augmente ses graces et benedictions spirituelles a son honneur et contentement et pour le salut de sa povre Eglise. Saluez en nostre nom s'il vous plaist et au nom de toute nostre Eglise toute vostre noble compaignie. Nous pleurons et gemissons sans cesse la maladie de Mr. nostre pere Mr. despeville Et prions avec pleurs et larmes nostre bon dieu et pere que son plaisir soit nous le conserver encor en ces derniers temps si durs et fascheux et quil ne nous punisse pas a la rigur en nous destituant de son secours et ayde. Dieu m'en est tesmoin que je ne mens point. Dieu par sa bonte et misericorde luy donne sante Ainsi quil cognoist estre necessaire pour son honneur et gloire Et quil luy plaise avoir pitie de nous. Ainsi soit il. Escrit ce 25. jour de juin 1559 A S. Foy. Par vostre humble serviteur obeissant a jamais Seelac st.