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grande.
Car
outre
la.
generalite
du
monde,
en
l'eglise
on
voit
le
semblable:
C'est,
que
quand
l'Evangile
se
presche
a
tout
un
peuple,
il
y
en
a
beaucoup
d'ypocrites,
les
autres
sont
rebelles,
les
autres
sont
abrutis
du
tout,
tellement
que
bien
peu
profitent
en
ceste
escole,
combien
que
Dieu
convie
sans
exception
tous
ceux
ausquelz
on
parle,
et
sur
tout
on
en
verra
beaucoup,
qui
par
mespris
et
ingratitude
se
fermeront
la
porte
de
salut,
et
reietteront
les
graces
de
Dieu,
et
non
seulement
cela,
mais
on
les
verra
ennemis
mortels
de
la
doctrine,
combien
qu'ils
soient
comme
domestiques.
Et
de-fait,
le
Prophete
Isaie
aiant
dit
que
Dieu
recueilliroit
son
Eglise
de
tout
le
monde,
et
qu'il
y
auroit
un
si
grand
peuple
que
merveilles,
au
lieu
de
s'esiouir,
tantost
apres
il
adiouste,
Helas,
mes
entrailles.
Or
par
cela
il
monstre,
que
quand
il
semblera
que
tout
doive
fleurir
et
prosperer,
et
que
Dieu
doive
estre
glorifie
et
de
grans
et
de
petis,
et
que
l'enseigne
soit
desploiee,
pour
assembler
tout
le
monde,
afin
que
d'un
commun
accord
on
serve
a
Dieu:
alors
il
se
descouvre
un
mal
secret.
Car
le
Prophete
ne
crie
pas,
Helas,
les
mains,
Helas,
les
iambes
:
mais
il
crie,
Helas,
mes
entrailles
:
comme
s'il
disoit,
que
ce
mal-la
est
tellement
enracine
en
l'Eglise,
qu'il
faut
qu'elle
soit
comme
meslee
de
gens
tant
divers,
qu'elle
nourrisse
en
son
ventre
ses
propres
ennemis:
comme
nous
en
voions
la
figure
en
Rebecca.
Or,
qu'est-il
de
faire
la
dessus?
Chacun
voit,
que
si
nous
entrions
en
telles
fantasies,
nous
n'en
pourrions
pas
avoir
aucune
resolution,
et
que
le
diable
viendroit
s'entrelacer
parmi,
afin
de
nous
faire
blasphemer
contre
Dieu,
ou
nous
mettre
au
coeur
une
telle
amertume,
que
nous
voudrions
estre
plustost
des
troncs
de
bois,
que
des
creatures
raisonnables,
et
formees
a
l'image
de
Dieu:
comme
nous
en
voions
l'experience
en
beaucoup
de
gens,
qui
devienent
comme
enragez
et
forcenez
a
l'encontre
de
Dieu,
d'autant
qu'ils
ne
se
peuvent
pas
depescher
de
telles
difficultez
et
scrupules.
Il
est
donc
besoin
de
cercher
le
remede.
Or
il
est
vray
que
nous
ne
pouvons
pas
nous
exempter
pleinement
de
toutes
passions,
que
de
prime
face,
et
comme
de
quelque
bouffee,
nous
ne
soions
esmeus
pour
estre
troublez,
et
que
noz
pensees
ne
s'esgarent,
que
nous
ne
concevions
beaucoup
de
choses
a
la
volee,
et
que
nous
n'aions
beaucoup
de
disputes
d'un
coste
et
d'autre,
que
nous
ne
soions,
bref,
agitez,
comme
s'il
y
avoit
quelque
tempeste
et
quelque
tourbillon,
qui
nous
proumenast.
Nous
ne
pouvons
pas
avoir
nos
esprits
du
tout
reposez,
ne
si
bien
reiglez,
qu'il
n'y
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