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27:45
SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
X.
46
ici
aux
Iuifs,
que
tout
ce
qu'ils
ont
de
bien,
leur
est
provenu
de
l'amour
de
Dieu,
voire
d'une
amour
gratuite.
Car
ils
n'ont
pas
este
aimez
par
dessus
tous
les
autres
peuples,
pour
estre
plus
dignes:
mais
pource
qu'il
a
ainsi
pleu
a
Dieu.
Au
reste,
il
adiouste
que
Dieu
n'a
point
prins
seulement
en
sa
grace
Abraham,
mais
toute
sa
lignee:
tellement
que
l'election
du
peuple
procede
de
la.
Pourquoy
donc
est-ce
que
les
Iuifs
ont
este
ainsi
preferez
a
tout
le
reste
du
monde?
Si
nous
allegons
qu'ils
fussent
meilleurs,
c'est
manifestement
contredire
a
Dieu,
qui
veut
qu'on
cognoisse
en
cest
endroict
sa
pure
grace,
et
sa
bonte.
Concluons
donc
que
Dieu
n'a
point
cerche
la
cause
ailleurs
qu'en
soy:
mais
qu'il
a
ici
voulu
desployer
les
thresors
infinis
de
sa
misericorde,
monstrant
qu'il
ne
doit
rien
a
nulles
creatures:
mais
que
ce
qu'il
porte
de
faveur,
cela
est
pource
qu'il
est
bon,
et
aussi
le
tout
se
doit
rapporter
a
sa
louange.
Comme
l'Escriture
monstre
que
c'est
a
ceste
fin-la
qu'il
a
choisi
de
tout
temps
son
Eglise.
Nous
voyons
maintenant
en
somme
quelle
est
ceste
doctrine:
hier
il
fut
declaire
quel
en
est
l'usage,
c'est
assavoir
,
que
les
hommes
soyent
abbattus
en
eux-mesmes
pour
exalter
la
bonte
de
Dieu:
et
la
dessus
qu'ils
prennent
tant
meilleur
courage
de
le
servir.
Car
comment
sommes-nous
obligez
a
luy,
quand
il
a
bien
daigne
nous
recevoir
pour
son
heritage,
nous
adopter
pour
ses
enfans,
cependant
qu'il
a
reiette
ceux
qui
estoyent
semblables
a
nous?
Car
si
on
demande
enquoy
nous
differons
d'avec
les
autres,
on
ne
trouvera
rien
en
nos
personnes.
Et
ainsi
puis
que
Dieu
nous
a
tant
estimez,
nous
sommes
tenus
de
le
servir,
et
nous
adonner
du
tout
a
luy.
Mais
cependant
notons
qu'il
y
a
eu
une
election
generale
qui
appartenoit
a
tout
le
peuple,
laquelle
merite
bien
d'estre
prisee:
cependant
elle
ne
profiteront
pas,
sinon
qu'un
chacun
en
son
particulier
en
fust
participant.
Ceci
seroit
obscur
s'il
n'estoit
declare
plus
au
long:
mais
il
sera
rendu
assez
facile,
quand
en
premier
lieu
il
nous
souviendra
de
ce
que
Moyse
enseigne
ici,
et
de
ce
que
nous
avons
desia
veu
auparavant:
c'est
que
Dieu
a
choisi
la
lignee
d'Abraham
d'entre
tout
le
monde.
Et
pourquoy?
Il
luy
a
pleu:
tout
le
monde
estoit
sien
(comme
il
a
este
declaire)
et
tous
les
peuples
luy
estoyent
aussi
prochains,
et
en
pareil
degre
que
ceste
lignee
qui
devoit
venir
d'Abraham.
Qui
plus
est,
il
a
choisi
un
peuple
qui
n'estoit
point,
et
duquel
il
n'y
avoit
point
d'esperance-
Car
Abraham
estoit
semblable
a
un
tronc
de
bois
tout
seche
:
il
n'y
a
point
donc
d'espoir
que
iamais
il
puisse
avoir
lignee.
Sarra
sa
femme
estoit
sterile,
et
tous
deux
estoyent
desia
caduques
quant
a
leur
aage,
et
cassez
en
leurs
corps,
tellement
que
Dieu
choisit
ce
qui
n'est
pas,
et
semble
bien
que
sa
promesse
soit
comme
pendante
en
l'air,
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