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58:44
tant
que
ie
voudray
:
car
Dieu
me
saura
bien
garder,
et
ie
ne
pourray
iamais
perir,
et
au
contraire,
si
ie
suis
reprouve,
et
que
faut-il
que
ie
me
tormente
tant
a
bien
faire,
veu
que
ie
ne
pourray
iamais
estre
sauve?
Ceux-la
donc
(comme
i'ai
dit)
ne
vienent
point
desgorger
leurs
contradictions,
pour
renverser
la
verite
de
Dieu:
mais
ils
s'assoupissent
la,
et
demeurent
en
leurs
pechez
comm
gens
abrutis.
Or
il
nous
faut
garder
et
de
l'un
et
de
l'autre.
Et
pourtant
(comme
i'ai
dit)
le
Prophete
Malachie
remonstrant
au
peuple
que
tout
ce
qu'il
avoit
lui
venoit
de
la
pure
et
gratuite
bonte
de
Dieu,
il
les
exhorte
a
sainctete
de
vie.
Et
pourtant,
toutesfois
et
quantes
qu'il
nous
est
parle
que
Dieu
est
autheur
de
nostre
salut,
et
que
nous
n'y
pouvons
rien
apporter,
et
qu'encore
il
faut
que
nous
soions
tousiours
conservez
sous
sa
garde,
et
qu'il
parface
et
accomplisse
ce
qu'il
a
commence,
que
cela
ne
soit
point
pour
nous
faire
lascher
la
bride
a
nos
vices
:
mais
plustost
pour
nous
retenir
en
sa
crainte.
Et
de
fait
aussi,
quand
saint
Paul
dit
que
ce
sont
lettres
cachetees,
et
que
c'est
un
secret
incomprehensible
que
de
savoir
quels
sont
les
enfans
de
Dieu,
il
adiouste,
Quiconque
invoque
le
Nom
de
Dieu,
qu'il
se
departe
de
toute
iniquite.
Notons
donc
que
Dieu
ne
nous
a
point
voulu
donner
occasion
de
mal-faire,
quand
il
nous
a
eleus
sans
aucun
regard
de
nos
merites,
et
qu'il
nous
maintient
aussi
par
sa
pure
bonte:
mais
que
c'est
afin
que
nous
l'honorions,
et
que
nous
cheminions
en
tant
plus
grande
solicitude.
Et
pourtant,
revenons
a
ce
qui
a
este
touche:
c'est
assavoir,
qu'il
nous
a
eleus,
afin
que
nous
soyons
saints
et
irreprehensibles
devant
sa
face.
Il
est
vray
qu'il
ne
nous
a
point
eleus
d'autant
qu'il
nous
trouvast
tels:
mais
quand
il
nous
a
eleus,
c'a
este
a
ceste
fin-ia.
Il
faut
donc
que
nous
y
tendions,
et
que
ce
soit
le
but
auquel
nous
aions
nostre
adresse
tout
le
temps
de
nostre
vie.
Or
nous-nous
prosternerons
devant
la
Maieste
de
nostre
bon
Dieu
en
cognoissance
de
nos
fautes,
le
priant
qu'il
nous
les
face
tellement
sentir,
que
ce
soit
pour
nous
humilier,
et
pour
nous
attirer
a
une
vraye
repentance,
a
ce
que
nous
renoncions
a
toutes
nos
cupiditez
et
affections
charnelles,
et
qu'estans
ainsi
aneantis
en
nous
mesmes,
nous
soyons
esclairez
par
la
vertu
de
son
S.
Esprit,
afin
de
le
servir
et
honorer
tout
le
temps
de
nostre
vie,
et
que
par
ce
moien
nous
soions
tant
plus
incitez
a
nous
adonner
du
tout
a
lui,
cognoissant
que
nous
tenons
tout
de
sa
pure
bonte:
et
que
ce
soit
pour
glorifier
son
sainct
Nom,
non
seulement
de
bouche,
mais
en
toute
nostre
vie.
Que
non
seulement,
etc.
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