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53:43
SERMON
IV
44
parle
en
la
Papaute),
il
sera
non
seulement
begue,
mais
du
tout
muet,
s'il
est
question
de
faire
un
sermon.
Et
pourquoy?
C'est
une
chose
tout
autre
que
leur
estude.
Oar
ils
ont
la
comme
des
secrets
de
sorciers,
des
coniurations
ie
ne
scay
quelles,
sans
qu'on
les
puisse
appliquer
a
nul
usage.
Nous
voyons
donc
comme
ces
miserables
sont
empoisonnez
de
Satan.
Et
voila
comme
toute
la
religion
a
este
pervertie,
qu'on
a
seme
des
mensonges
comme
on
a
voulu.
Et
pourquoy?
Pource
que
la
parole
de
Dieu
est
une
chose
trop
basse
et
trop
vulgaire
pour
ces
docteurs
speculatus.
Or
cependant
si
fautil
que
cest
arrest
soit
tenu
comme
irrevocable,
quand
les
hommes
n'auront
point
ce
but
d'estre
edifiez
en
foy
et
charite,
qu'ils
ne
font
que
vaguer,
voire
et
n'y
a
plus
que
vanite
en
tout
leur
cas.
Or
sainct
Paul
adiouste,
que
neantmoins
Us
veulent
estre
reputez
docteurs
de
la
Loyt
ne
scachans
les
choses
dont
ils
parlent,
ne
desquelles
ils
afferment.
Quand
il
dit
que
telles
gens
veulent
estre
docteurs,
et
qu'ils
ne
scavent
ce
qu'ils
disent,
il
monstre
que
il
y
a
deux
choses
contraires
en
eux.
Car
s'ils
avoyent
addonne
leur
estude
a
bien
profiter
en
la
Loy
de
Dieu,
ils
auroyent
une
certitude
telle
qu'il
ne
faudroit
point
estre
en
doute,
quand
on
auroit
este
enseigne
par
eux.
Celuy
qui
aura
bien
profite
en
l'escole
de
Dieu,
ne
se
laschera
plus
la
bride
a
ses
imaginations
pour
inventer
rien
qui
soit,
mais
il
aura
ceste
simplicite
de
se
tenir
a
ce
que
Dieu
nous
monstre
a
tous.
Yoila
donc
comme
tous
ceux
qui
sont
deuement
instruits
en
la
Loy
de
Dieu,
auront
une
cognoissance
certaine:
mais
ceux
qui
ne
scavent
de
quoy
ils
parlent,
monstrent
bien
qu'ils
se
sont
forgez
des
vaines
resveries,
et
qu'ils
ont
voulu
mesler
leurs
inventions
propres
parmi
la
verite
de
Dieu,
qui
n'est
que
faire
une
corruption
pour
tout
aneantir.
Et
pourquoy?
Dieu
a-il
parle?
avons-nous
tesmoignage
de
l'Escriture
saincte?
Ce
nous
doit
estre
assez:
il
n'y
a
plus
de
questions
quand
nous
serons
fondez
en
la
verite
de
Dieu.
Que
tout
le
monde
s'eleve
contre
nous,
si
est-ce
qu'il
nous
faut
tenir
bon,
et
perseverer
en
une
constance
invincible.
Car
nous
scavons
(dit
S.
Paul
en
l'autre
passage)
a
qui
nous
avons
creu.
Car
si
tost
que
nous
douterons
de
la
pure
parole
de
Dieu,
il
faut
que
nous
soyons
en
bransle,
et
que
nous
ne
scachions
ce
que
Dieu
veut
dire.
Or*
quelle
est
la
discretion
et
prudence
d'un
homme,
*quand
il
ne
se
peut
point
assuiettir
a
Dieu,
et
qu'il
prend
ceste
audace
de
vouloir
faire
trouver
bon
ce
qu'il
aura
songe,
au
lieu
que
Dieu
se
reserve
ceste
authorite-
la
d'estre
nostre
seul
maistre?
Si
les
hommes
s'ingerent
a
mesler
leurs
fantasies
parmi,
ne
faut-il
pas
qu'ils
soyent
en
doute
et
en
incertitude?
Toutesfois
d'autant
que
telles
gens
ne
sont
iamais
despourveus
de
hardiesse,
il
adiouste,
quHls
affer-
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