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constance
qu'il
vous
donne,
tellement
que
vous
ne
defailliez
point
en
la
persecution,
que
vous
portez
patiemment
la
perte
des
biens
terriens,
pensant
a
la
recompense
qui
est
au
ciel:
que
vous
ne
regrettez
point
la
diminution
qui
a
este
faicte
en
vous
quant
an
monde,
puis
que
ca
este
pour
augmenter
l'honneur
de
celluy
lequel
ne
demande
d'estre
honore
de
nous,
sinon
pour
nous
faire
participans
de
sa
gloire.
Veu
la
fragilite
qui
est
en
nous,
ce
n'est
pas
un
petit
bien
que
Dieu
nous
faict,
de
nous
confermer
ainsi
au
besoing,
et
nous
soustenir
affin
que
nous
ne
soions
point
vaincus
d'aulcune
tentation.
Or
pource
que
ce
n'est
rien
d'avoir
commence,
ne
mesme
poursuivy
pour
un
temps,
il
vous
fault
tenir
sur
voz
gardes,
veiller
diligemment,
vous
inciter
par
exhortations
mutuelles,
vous
exercer
en
tout
ce
qui
vous
peult
donner
bon
couraige,
mais
sur
tout
requerir
instamment
ce
bon
Dieu
qu'il
vous
tienne
tousiours
la
main,
pour
vous
conduire
iusqu'au
but
ou
il
nous
appelle.l)
Mesmes
il
vous
fault
penser,
puis
que
vous
avez
este
persecutez
pour
le
nom
de
Iesuschrist,
qu'il
vous
a
faict
cest
honneur
de
vous
donner
sa
marque
et
sa
livree,
afin
que
vous
soyez
d'aultant
mieulx
recongneuz
des
siens.
Et
pour
cela
vous
debvez
estre
incitez
a
mectre
tant
plus
grand
peine
a
le
glorifier
en
toute
vostre
vie,
car
vous
entendez
bien
que
si
on
ne
vous
voit
cheminer
comme
il
appartient
a
vrays
fidelles,
que
le
scandalle
en
sera
double,
et
en
serez
d'aultant
plus
coupables
devant
Dieu.
Que
vous
soiez
doncques
en
exemple
a
tous
les
aultres,
tellement
qu'on
ayt
occasion
de
glorifier
Dieu
en
vous,
et
quon
appercoive
que
ce
n'a
point
este2)
en
vain
que
vous
avez
souffert
pour
le
tesmongnage
de
lEvangille.
Que
vous
ne
faciez
point
ceste
honte
au
Filz
de
Dieu
nostre
redempteur
qu'il
soit
deshonore
par
voz
faultes,
et
mesmes
d'aultant
que
vous
estes
avec
une
nation
estrange,
laquelle
se
pourroit
plustost
offenser,
si
elle
voioit
quelques
vices
en
vous,
que
cela
vous
soit
ung
advertissement
de
cheminer
en
tant
plus
grande
prudence,
en
obviant
a
tous
scandalles
tant
petis
qu'ilz
soient.
Et
puis
que
sur
tout
nostre
Seigneur
nous
recommande
union
et
concorde,
mectez
peine
de
l'entretenir
songneusement
entre
vous,
ce
qui
ne
se
peult
faire
sans
vous
supporter.
Car
si
nous
ne
sommes
humains
a
pardonner
beaucoup
de
petites
faultes,
il
est
certain
que
nous
aurons
tousiours
matiere
de
riottes
et
de
picques.
Mais
le
plus
grand
mal
qui
y
soit,
c'est
quant
chascun
est
adonne
a
son
sens
propre,
et
que
nul
ne
veult
ceder
a
son
prochain.
Parquoy,
mes
freres,
gardez
vous
de
cela
comme
d'une
peste
mortelle.
Mais
plus
tost
soyez
4169.1)
Id
Calvin
remet
la
plume
a
son
secretaire.
2)
qu'on
n'apercoive
point
que
ce
n'a
pas
este
Bt
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