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27:42
estes
tant
obligez
a
luy,
que
vous
le
serviez
de
meilleure
affection.
Ici
en
somme
nous
voyons
deux
choses:
l'une
c'est
que
Moyse
conferme
tousiours
le
peuple
en
la
doctrine
que
nous
avons
ouye
par
ci
devant
:
c'est
que
tous
apprennent
de
glorifier
Dieu
en
leur
salut,
confessans
qu'ils
tiennent
tout
bien
de
luy,
qu'ils
n'ont
en
eux
nulle
dignite
ni
merites
pour
s'eslever:
mais
qu'il
faut
qu'ils
exaltent
leur
Dieu
estans
du
tout
aneantis.
Voila
pour
un
item.
Le
second
procede
de
la:
c'est
que
ceux
qui
ont
ainsi
cogneu
la
bonte
de
Dieu
sur
eux,
et
qui
sont
desia
enseignez
a
ie
glorifier,
qu'ils
soyent
esmeus
a
le
servir
plus
franchement,
qu'ils
ayent
un
zele
volontaire
de
s'offrir
a
Dieu,
afin
qu'il
les
gouverne,
et
qu'il
chevisse
paisiblement
d'eux.
Voila
donc
les
deux
articles
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage.
Et
mesmes
notons
bien
ce
que
Moyse
non
sans
cause
insiste
tant
sur
ceste
doctrine:
car
nous
voyons
l'ingratitude
des
hommes,
c'est
qu'ils
taschent
tousiours
d'obscurcir
la
bonte
de
Dieu:
comme
nous
avons
ceste
maudite
racine
d'orgueil
et
de
hautesse,
qui
ne
se
peut
du
tout
oster.
Les
hommes
donc
se
feront
tousiours
accroire
qu'ils
valent
quelque
chose,
et
se
prisent,
voire
comme
en
despit
de
Dieu.
Quand
Dieu
aura
frappe
a
grands
coups
de
marteaux
sur
nos
testes,
si
est-ce
que
nous
ne
laissons
point
encores
de
lever
quelque
creste,
et
de
gronder,
efe
penser
qu'il
y
a
quelque
vertu
en
nous.
Pour
ceste
cause
Moyse
ne
s'est
pas
contente
d'avoir
dit
une
fois
ou
deux:
Vous
tenez
tout
vostre
bien
de
la
pure
grace
de
Dieu:
mais
il
y
retourne
encores
a
confermer
ceste
doctrine,
afin
que
ie
cacquet
les
hommes
soit
mieux
rabbatu:
et
que
ceux
qui
se
decoivent
par
vaines
imaginations,
apprennent
de
conclurre
finalement,
qu'il
n'est
plus
question
de
cercher
en
nous
rien
qui
soit
de
valleur,
ou
dignite:
mais
qu'il
faut
attribuer
a
Dieu
ce
qui
luy
est
propre,
c'est
assavoir
que
ce
qu'il
nous
a
appellez,
ce
qu'il
nous
a
choisis,
ce
qu'il
nous
entretient,
ce
que
nous
avons
sa
parolle,
ce
que
nous
avons
quelque
ordre
l'Eglise,
que
tout
cela
est
de
luy,
et
que
nous
ne
pouvons
pas
dire
que
nous
l'ayons
acquis
par
nostre
industrie
ou
vertu.
Voila
donc
quant
au
premier
poinct.
Or
pour
estre
mieux
confermez
de
cela,
faisons
comparaison
des
Anges,
et
de
tout
le
reste
du
monde
avec
nous,
que
nous
pensions:
Qui
sommes-
nous?
Il
est
vray
que
si
nous
n'allons
point
plus
loin
qu'a
nos
personnes,
nous
pourrons
avoir
les
yeux
eblouis:
comme
desia
de
nature
nous
savons
que
les
hommes
s'enyvrent,
tellement
qu'ils
sont
comme
ensorcellez
en
une
vaine
phantasie
de
leur
dignite.
Quand
donc
nous
ne
penserons
qu'a
nous,
il
nous
semblera
que
nous
vallons
quelque
chose
:
mais
si
nous
regardons
plus
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