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53:41
41
SUR
LA
PREMIERE
A
TIMOTHEE.
42
QUATRIEME
SERMON.
Chap.
I,
v.
5.7.
Nous
avons
veu
ce
matin
comme
nous
devons
profiter
en
la
Loy
de
Dieu,
et
pourquoy
aussi
elle
nous
est
donnee,
c'est
ascavoir
que
nous
soyons
fondez
en
la
grace
de
nostre
Dieu
pour
esperer
salut
de
luy,
et
que
nous
cheminions
en
sa
presence
avec
telle
rondeur
et
integrite
qu'on
cognoisse
que
c'est
a
bon
escient
que
nous
avons
este
enseignez
en
son
escole:
et
puis,
que
nous
con
versions
avec
nos
prochains
sans
fraude,
ne
malice,
ni
outrage,
mais
qu'un
chacun
tasche
de
servir
a
ceux
avec
lesquels
il
vit,
et
qu'en
somme
nous
cognoissions
que
Dieu
nous
a
avouez
pour
ses
enfans,
afin
que
nous
ayons
une
droite
fraternite.
Or
sainct
Paul
ayant
mis
la
somme
de
la
Loy,
adiouste
que
plusieurs
s'estans
destournez
de
a,
5e
sont
convertis
a
vanite
de
propos.
Il
use
ici
d'une
similitude
prinse
de
ceux
qui
tirent
de
Tare
ou
de
'arbaleste,
ou
de
la
haquebute:
car
ils
ont
leur
blanc,
et
ne
tirent
pas
a
l'aventure
ni
a
l'esgaree,
ains
visent
au
but.
Sainct
Paul
donc
nous
monstre
que
Dieu,
en
nous
donnant
sa
Loy,
nous
a
voulu
donner
un
chemin
eertain,
afin
que
nous
ne
soyons
point
suiets
a
errer
comme
gens
vagabons.
Et
de
fait
ce
n'est
pas
sans
cause
que
Moyse
proposoit,
Yoici
le
chemin,
marchez:
comme
s'il
disoit
que
les
hommes
ne
scavent
ou
ils
en
sont,
iusques
a
ce
que
Dieu
leur
ait
declare
sa
volonte
:
mais
alors
ils
ont
une
regle
infallible.
Notons
bien
donc
que
Dieu
nous
veut
addresser
tellement
que
nous
ne
pourrons
pas
nous
forvoyer,
moyennant
que
nous
le
tenions
pour
nostre
guide,
selon
qu'il
est
prest
et
appareille
de
faire
cest
office,
quand
nous
ne
reietterons
point
une
telle
grace.
Voila
que
sainct
Paul
a
voulu
signifier
par
ceste
similitude:
comme
il
est
dit
que
tous
ceux
qui
n'ont
point
ce
but
de
s'appuyer
sur
la
grace
de
Dieu,
afin
qu'ils
puissent
reclamer
Dieu
leur
Pere,
et
qu'ils
puissent
attendre
salut
de
luy,
et
qui
ne
cheminent
pas
en
bonne
conscience,
et
d'un
coeur
pur
avec
leurs
prochains,
que
ceux-la
sont
comme
gens
esgarez
et
forvoyez.
Or
qu'avient-il
a
ceux
qui
sont
ainsi
vagabons,
et
qui
se
veulent
espargner
a
leur
escient
en
leurs
vaines
fantasies?
Il
n'y
a
plus
que
vanite,
dit
sainct
Paul.
Il
use
ici
d'un
mot
qui
emporte
qu'en
tous
leurs
propos
il
n'y
a
rien
de
ferme,
il
n'y
a
nulle
substance,
ce
n'est
que
vent.
Il
est
vray
qu'il
y
aura
quelque
apparence:
mais
c'est
comme
d'une
vessie
qui
sera
enflee,
ou
une
confie
(qu'on
appelle
ici:)
mais
cependant
quelle
fermete
y
a-il,
ou
quelle
substance?
Il
n'y
a
rien
qui
soit,
il
ne
faut
que
la
pointe
d'une
espingle
pour
tout
crever,
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