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27:41
41
SUR
LE
DEUTER.
CHAR
X.
42
en
nous
reformant
par
son
sainct
Esprit,
et
en
nous
donnant
sa
Loy
de
nouveau
en
nos
coeurs.
Quand
donc
nous
voyons
que
les
hommes
convertissent
la
vie
en
mort,
la
clarte
en
tenebres,
le
bien
en
mal:
helas!
ne
devons-nons
point
estre
plus
que
confus?
Mais
cependant
si
ne
faut-il
point
que
cela
nous
degouste
d'aimer
la
doctrine
de
la
Loy:
et
si
est-ce
que
nous
ne
le
pouvons
pas
faire,
iusques
a
ce
que
Dieu
change
nos
coeurs,
pour
nous
faire
ranger
a
luy,
et
qu'il
nous
ait
fait
nouvelles
creatures
en
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
II
est
vray
que
ce
n'est
point
en
vain
que
la
Loy
nous
est
proposee
:
mais
si
faut-il
que
nous
sentions
par
experience,
que
iusques
a
ce
que
Dieu
nous
ait
reduits
a
soy,
la
doctrine
de
sa
Loy
ne
sera
que
pour
nous
condamner.
Mais
quand
il
aura
besongne
en
nous
par
son
S.
Esprit,
nous
cognoistrons
qu'en
nous
proposant
sa
Loy
il
procure
nostre
bien,
et
nostre
salut:
comme
il
en
est
ici
parle
par
Moyse.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage.
Or
Moyse
conferme
encores
mieux
le
propos
que
nous
avons
veu,
c'est
assavoir
que
Dieu
ne
tenoit
point
son
peuple
comme
des
esclaves,
qu'il
ne
les
traittoit
point
rudement
pour
se
venger
d'eux,
et
leur
faire
sentir
le
forfait
qu'ils
avoyent
commis:
mais
il
les
traitte
d'une
facon
douce
et
amiable.
Il
leur
monstre
donc:
l'Eternel
ton
Dieu
a-il
besoin
de
toy?
Megarde
(dit-il)
les
cieux
et
les
cieux
des
cieux
Sont
a
Dieu.
Comme
s'il
disoit:
Vous
pensez
que
Dieu
se
delecte
d'avoir
un
peuple,
comme
s'il
ne
s'en
pouvoit
passer.
Et
n'a-il
point
les
cieux
a
son
commandement:
n'a-il
point
ses
armees
celestes:
n'a-il
point
ses
Anges
par
millions:
n'a-il
point
son
royaume
paisible
aux
cieux
?
Ainsi
donc
n'imaginez
plus
qu'il
vous
ait
choisis,
comme
s'il
pouvoit
estre
augmente
par
vous.
Quand
il
vous
perdra,
et
abysmera
tous,
son
royaume
cessera-il?
Nenni,
non.
Qu'ainsi
soit,
il
n'a
point
besoin
des
hommes:
et
puis
outre
cela,
la
terre,
et
tout
le
contenu
d'icelle
n'est-elle
point
en
sa
possession?
Pourquoy
donc
est-ce
qu'il
n'a
prins
les
autres
peuples,
et
qu'il
ne
les
a
choisis
pour
soy,
aussi
bien
que
vous?
est-ce
que
vous
fussiez
plus
nobles
ou
plus
grands,
que
vous
eussiez
quelque
dignite
par
dessus
les
autres?
ainsi
qu'il
en
a
este
traitte
au
septiesme
chapitre.
Il
est
certain
que
les
Iuifs
ne
valloyent
pas
mieux:
que
s'ils
eussent
fait
comparaison
avec
les
Payens,
ils
eussent
trouve
que
ils
n'estoyent
point
d'une
race
plus
noble,
qu'il
n'y
avoit
ni
richesse,
ni
vertu,
ne
rien
qui
fust
pour
les
preferer
aux
autres:
qui
est
cause
donc
que
vostre
Dieu
veut
que
nous
soyez
son
peuple,
qu'ayant
delaisse
les
autres
il
vous
a
tendu
la
main
pour
vous
gouverner?
a-il
cerche
son
profit,
ou
son
avantage?
Nenni.
Ainsi,
puis
que
maintenant
vous
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