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disoit,
qu'il
ne
les
faut
point
aller
cercher
par
longs
circuits.
Et
en
la
fin
il
monstre
que
le
tout
se
rapporte
au
salut
du
peuple,
que
Dieu
ne
cerche
point
ce
qui
est
sien:
car
aussi
il
ne
faut
pas
qu'il
emprunte
rien
de
nous,
comme
nous
ne
luy
pouvons
en
rien
aider.
Luy
pouvons-nous
apporter
ne
chaut
ne
froid?
Toutes
choses
sont
a
luy,
comme
il
est
dit
au
Pseaume
huitiesme,
et
au
Pseaume
cinquante:
Que
toutes
les
bestes
des
champs
sont
en
sa
possession:
et
s'il
avoit
faim,
s'il
avoit
faute
de
quelque
chose,
faut-il
qu'il
demande
rien
de
nous?
Pourquoy
donc
demande-il
d'estre
servi?
C'est
pour
nostre
bien
:
car
il
n'y
a
nul
plus
grand
heur
aux
hommes,
que
d'estre
serviteurs
de
leur
createur.
Cognoissons
donc
quand
nostre
Seigneur
procure
nostre
bien,
qu'il
ne
regarde
sinon
a
nostre
salut,
qu'il
ne
nous
veut
point
mettre
la
bride
sur
le
col:
mais
qu'il
nous
gouverne,
et
nous
retient
en
son
obeissance,
afin
que
nous
soyons
tant
plus
esmeus
par
cela
de
le
servir
d'une
franche
volonte.
Il
est
vray
cependant
que
la
Loy
nous
tournera
a
condamnation:
quand
Dieu
nous
aura
declaire
tout
ce
qui
est
bon,
et
droict,
tant
s'en
faut
que
ceste
doctrine
nous
soit
profitable,
qu'elle
ne
nous
apportera
que
mort,
que
nous
serons
maudits
par
icelle:
car
c'est
un
miroir
pour
contempler
que
nous
sommes
ennemis
de
Dieu
:
c'est
comme
une
clef
pour
ouvrir
la
porte
d'enfer.
Et
comment
cela?
que
Dieu
procure
nostre
bien,
et
toutesfois
que
nous
n'en
recevions
que
mal?
Or
c'est
par
accident,
c'est
a
dire,
par
nostre
coulpe.
Cognoissons
donc
que
la
Loy
de
Dieu,
quand
nous
la
regarderons
en
soy,
nous
est
une
doctrine
de
salut,
et
que
Dieu
s'approche
de
nous,
afin
de
nous
estre
pere,
et
que
nous
trouvions
vie
en
luy:
et
que
quand
il
veut
regler
nostre
vie,
qu'en
ia
fin
nous
adherions
a
luy:
et
qu'en
y
adherant
nous
soyons
participans
de
tous
ses
biens,
et
que
nous
parvenions
une
fois
a
l'heritage
de
la
vie
celeste.
Mais
cependant
nous
sommes
si
pervers,
nous
sommes
si
pleins
de
corruption,
que
la
Loy
ne
nous
peut
servir
que
de
nous
maudire,
et
de
nous
faire
sentir
combien
nous
sommes
detestables
a
Dieu,
estans
ses
ennemis
mortels.
Et
ainsi
nous
avons
double
raison
d'estre
confus,
et
d'avoir
horreur,
non
seulement
haine
de
nous
mesmes:
quand
nous
voyons
que
le
bien
est
ainsi
converti
en
mal,
c'est
plus
que
si
par
nostre
infection
la
nature
du
soleil
estoit
changee:
quand
nous
sentirons
des
fumees
en
nous
ai
villaines,
que
la
clarte
du
soleil
en
seroit
estouffee,
et
esteinte,
n'aurions-nous
point
horreur
de
nous?
Il
est
certain.
Or
voici
la
Loy
de
Dieu
qui
est
la
clarte
de
vie,
et
non
seulement
nous
l'obscurcissons,
mais
nous
la
convertissons
en
tenebres
de
mort:
ii
est
impossible
qu'elie
ait
autre
usage
envers
nous,
iusques
a
ce
que
nostre
Seigneur
Iesus
ait
besongne
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