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SERMON
LXXI.
40
la
Loy
de
Dieu,
ils
voyent,
helas
!
encores
que
ie
travaille
ici
tant
et
plus,
ie
n'en
puis
venir
a
bout,
ie
demeureray
tousiours
en
mi
chemin:
qui
plus
est,
i'auray
beau
m'efforcer,
que
si
mon
Dieu
n'a
pitie
de
moy
pour
me
donner
la
force,
et
la
vertu,
i'iray
tout
au
rebours,
et
a
l'opposite
de
sa
volonte.
Or
les
Papistes
n'ont
point
regarde
a
cela:
mais
ils
ont
forge
des
bagages
pour
servir
a
Dieu,
comme
de
porter
des
chandelles
a
des
marmousets,
d'aller
en
pelerinage,
d'ouir
une
messe,
prendre
un
asperges
d'eau
benite,
et
tous
ces
autres
menus
fatras.
Or
ceux
qui
cognoissent
que
c'est
de
garder
la
Loy,
ils
ne
s'amusent
point
a
ces
ieux
de
petits
enfans.
Mais
quand
le
monde
ne
cognoist
point
que
c'est
de
vrayement
servir
a
Dieu,
alors
il
s'esgare
et
ca
et
la.
Ainsi
retenons
que
nostre
Seigneur
a
ici
deffini
quel
est
son
vray
service,
et
qui
luy
est
agreable,
et
qu'il
approuve,
c'est
assavoir,
qu'on
suyve
ses
commandemens,
et
que
les
hommes
ne
se
gouvernent
point
a
leur
poste
ni
a
leur
appettit:
mais
qu'ils
ayent
sa
parolle,
laquelle
les
tienne
comme
bridez
et
captifs,
et
qu'ils
n'atten
tent
rien
sinon
ce
qu'ils
cognoissent
estre
plaisant
a
leur
Dieu.
Voila
en
somme
ce
que
nous
avons
a
retenir
en
ce
passage.
Or
il
y
a
pour
la
fin,
que
Moyse
propose
ces
commandemens
ici
pour
le
Uen
du
peuple.
Quand
il
dit
qu'il
les
propose,
c'est
afin
d'oster
toute
excuse
d'ignorance,
et
aussi
d'abbattre
ceste
folle
curiosite
des
hommes
qui
voudroyent
monter
par
dessus
les
nues,
pour
savoir
la
volonte
de
Dieu.
Voici
donc
nostre
Dieu
qui
nous
rend
inexcusables,
quand
il
nous
envoye
sa
parolle,
qu'il
commande
qu'elle
nous
soit
preschee:
se
sauroit-il
rendre
plus
familier
a
nous,
que
quand
il
envoye
des
hommes
mortels,
qu'il
les
constitue
ses
messagers,
qui
parlent
a
nous
en
son
nom,
et
que
nous
cognoissons
sa
volonte
par
leur
moyen?
Quand
donc
nous
dirons
que
nous
ne
savons
quelle
est
la
volonte
de
Dieu,
voici
pour
nous
rembarrer,
c'est
assavoir
que
Dieu
nous
a
donne
sa
parolle
par
escrit,
qu'il
ne
nous
la
faut
point
cercher
loin,
et
qu'elle
nous
doit
estre
assez
cogneue.
Mais
apprenons
aussi
de
la
recevoir
en
reverence
et
humilite:
que
quand
nous
oyons
des
hommes
mortels
qui
parlent
a
nous,
sachons
qu'il
ne
nous
faut
point
estimer
selon
leurs
personnes,
la
maieste
de
la
parolle
de
Dieu:
mais
il
nous
faut
regarder
a
celuy
dont
elle
procede,
et
qui
en
est
l'autheur,
afin
de
nous
y
assuiettir
pleinement.
Que
donc
nous
n'ayons
point
ces
phantasies
diaboliques
qu'ont
aucuns
resveurs,
pour
dire
:
O
i
ie
voudroye
que
Dieu
parlast
a
moy
du
ciel,
ie
voudroye
avoir
quelque
revelation.
Oontentons-nous
que
Dieu
descende
ici
bas,
afin
que
sa
volonte
nous
soit
tout
privement
cogneue,
et
c'est
ce
que
Moyse
a
entendu,
allegant
qu'il
proposoit
les
commandemens
de
Dieu.
Comme
s'il
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