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58:38
ie
say
ce
que
ie
doi
faire:
et
cependant
ma
misericorde
aura
lieu,
et
ie
ferai
merci
a
celui
que
ie
ferai
merci:
c'est
a
dire,
Ie
ne
regarde
point
qui
en
est
digne,
car
il
n'y
en
a
pas
un
seul
:
mais
cependant
ie
ne
laisserai
pas
de
faire
merci
a
aucuns,
voire
a
ceux
que
i'auray
esleuz.
Voila
comme
Dieu
parle
precisement:
et
c'est
pour
rabatre
tout
ce
que
les
hommes
pourroient
alleguer,
pour
fermer
la
porte
a
toute
curiosite,
pour
couper
broche
a
toute
audace:
et
que
nous
l'adorions
simplement,
en
lui
laissant
ce
qu'il
se
reserve:
c'est
assavoir,
quand
il
sauve
c'est
de
sa
bonte
gratuite:
et
quand
il
condamne,
que
nous
ne
venions
point
iargonner
a
l'encontre
de
Dieu,
mais
que
nous
aions
la
bouche
close,
sinon
pour
le
glorifier.
Or
notons,
que
cela
a
este
dit
par
Moise,
quand
le
peuple
estoit
desia
multiplie,
et
que
Dieu
l'avoit
retire
d'Egipte.
Voila
une
eglise
qui
est
descendue
de
la
race
de
Iacob:
car
de
ceste
maison
sterile,
et
qui
estoit
comme
deserte,
Dieu
en
a
tire
une
multitude
si
grande
qu'on
void
bien
que
c'est
un
miracle
tout
notoire,
et
que
ceste
promesse
a
este
verifiee,
Que
m
la
semence
d'Abraham
seroit
comme
les
estoilles
du
ciel.
Cela
est-il
en
belle
monstre
quant
aux
hommes?
Dieu
dit,
De
ceste
multitude
ci,
i'en
retiendrai
ce
que
bon
me
semblera:
ie
ferai
merci
a
ceux
ausquels
ie
la
ferai,
et
qu'on
ne
s'enquiere
de
la
raison.
Il
est
vrai
que
la
raison
est
bien
en
Dieu
:
mais
ce
n'est
pas
a
dire
que
nous
la
comprenions,
ou
qu'il
nous
faille
fourrer
outre
nostre
mesure
en
ses
secrets.
Il
faut
donc
que
nous
sachions
quant
a
nous,
qu'il
n'y
a
nulle
raison:
mais
que
le
conseil
de
Dieu
nous
doit
estre
pour
toute
regle
de
iustice,
sagesse
et
equite.
Voila
donc
comme
l'exposition
de
saint
Paul
s'accorde
tresbien
a
ce
qui
est
ici
prononce:
c'est
assavoir,
qu'il
y
a
deux
peuples
au
ventre
de
Rebecca,
et
que
de
ses
entrailles
deux
nations
seront
divisees:
et
c'est
autant
comme
si
Dieu
avoit
testifie
que
il
y
aura
divorse
tel
que
cependant
la
lignee
de
Iacob
demeurera
benite.
Non
jpas
tous
sans
exception,
mais
ceux
qu'il
plaira
a
Dieu
de
retenir
a
soy,
comme
il
les
a
esleuz
avant
la
creation
du
monde.
Voila
donc
la
somme
de
ce
qui
est
ici
comprins.
Mais
avant
que
passer
outre,
notons
bien
ce
qui
a
este
dit:
c'est
assavoir,
que
le
principal
que
nous
avons
a
observer,
c'est
que
Dieu
veut
que
toute
la
louange
de
nostre
salut
lui
soit
attribuee
:
car
quelle
est
la
source
et
l'origine
de
l'eglise?
C'est
son
election.
Voila
ou
Moise
nous
ramene,
voire
selon
l'interpretation
de
saint
Paul:
et
aussi
le
texte
y
est
tout
evident.
Car
ici
il
n'est
point
question
(comme
i'ai
dit)
de
quelque
heritage
terrien,
ou
caduque:
c'est
du
salut
eternel
qu'Abraham
avoit
espere,
selon
qu'il
en
avoit
receu
la
promesse.
Or
voici
Iacob
qui
est
heritier,
et
pourquoi?
Est-ce
qu'il
se
soit
ainsi
mis
en
la
grace
de
Dieu,
ou
qu'il
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