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27:38
Moyse
argue
ceste
audace
qui
est
aux
hommes,
et
ceste
folle
curiosite,
et
declaire
que
c'est
en
gardant
les
commandemens
et
statuts
qu'il
propose
au
nom
de
Dieu.
Ainsi
donc
nous
voyons
ici
que
nostre
Seigneur
nous
a
retranche
toutes
nos
inventions,
afin
que
nous
cuidions
plus
le
servir
a
nostre
phantasie.
Et
pourquoy?
Car
il
veut
avoir
obeissance,
et
la
prise
plus
que
tous
les
sacrifices
du
monde.
Si
ceci
eust
este
bien
observe,
auiourd'huy
il
n'y
auroit
pas
telles
disputes
comme
on
les
voit
entre
ceux
qui
se
nomment
Chrestiens:
car
il
ne
couste
rien
aux
Papistes
de
dire
qu'on
peut
accomplir
la
Loy
de
Dieu.
Et
pourquoy?
Car
iamais
ils
n'ont
cogneu
a
quelle
fin,
ni
a
quel
but
Dieu
a
pretendu
:
il
leur
semble
que
c'est
assez
de
se
maintenir
avec
les
hommes
:
et
puis
ils
font
Dieu
semblable
a
un
petit
enfant,
et
pour
ceste
cause
ils
disent
que
c'est
un
blaspheme,
de
dire
que
nous
ne
pouvons
accomplir
la
Loy
car
iamais
n'y
ont
essaye.
Des
contempteurs
de
Dieu
viendront
ici
dire:
Et
la
Loy
est
facile:
et
iamais
n'y
ont
touche
du
petit
doigt.
Mais
quand
nous
aurons
bien
poise
ce
qui
est
la
contenu,
alors
nous
sentirons
que
ce
n'est
pas
une
chose
si
aisee.
Et
au
reste
quand
nous
aurons
fait
comparaison
de
nos
perversitez
avec
la
Loy,
nous
trouverons
que
la
Loy
de
soy
est
assez
facile,
moyennant
que
nous
fussions
disposez
comme
nous
devons
estre:
mais
il
s'en
faut
beaucoup
que
nous
soyons
Anges:
et
il
faudroit
que
nous
fussions
d'une
nature
angelique
pour
obeyr
a
la
Loy
de
Dieu.
Car
elle
nous
retire
de
ce
monde,
et
nous
veut
amener
au
ciel:
et
nous
tendons
tout
au
rebours.
Et
puis
quand
on
parle
de
servir
a
Dieu,
on
n'auroit
point
ceste
hypocrisie,
de
dire,
et
bien,
il
faut
faire
ceci
et
cela,
oubliant
le
principal:
mais
nous
viendrions
a
la
source,
et
a
la
racine,
quand
il
est
dit
que
nous
devons
aimer
nostre
Dieu
de
tout
nostre
coeur:
que
Dieu
demande
ceste
integrite-la,
que
non
seulement
nous
facions
ce
qu'il
nous
commande,
mais
que
nous
y
prenions
plaisir,
et
que
ce
soit
la
nostre
souveraine
delectation:
et
quand
nous
voyons
qu'il
y
a
une
conformite
entre
Dieu
et
nos
affections,
que
nous
ayons
une
ioye
plus
grande,
que
si
nous
avions
tous
nos
souhaits,
et
appetits
charnels.
Et
au
reste,
on
ne
seroit
point
aussi
en
doute,
touchant
les
moyens
de
servir
a
Dieu,
comme
nous
voyons
que
tousiours
le
monde
a
decline
de
ceste
reigle
qui
est
continue
en
la
parolle
de
Dieu.
Qu'appelle-on
auiourd'huy
en
la
papaute
service
divin,
sinon
les
phantasies
que
les
hommes
se
sont
forgees
sans
aucune
raison?
Et
il
ne
s'en
faut
point
esbahir.
Oar
il
leur
sembloit
que
ce
n'estoit
gueres
que
la
Loy
de
Dieu,
et
ne
s'y
sont
pas
fort
amusez:
il
faut
donc
inventer
beaucoup
d'autres
menus
bagages.
Mais
ceux
qui
s'adonnent
a
3*
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