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37
DE
IACOB
ET
ESAU.
38
donnez
du
tout
Voila
les
Papistes,
combien
qu'ils
soient
pleins
d'orgueil
et
de
fierte,
neantmoins
si
est-ce
qu'ils
sont
poussez
ca
et
la
de
Satan,
en
sorte
qu'ils
ne
cognoissent
ne
voie,
ne
sentier:
et
cependant
Dieu
nous
appelle
a
soy
iournellement,
il
est
fait
memoire
de
son
alliance,
afin
que
nous
sachions
qu'il
nous
sera
tousiours
propice,
et
que
nous
le
pouvons
invoquer
en
vraye
certitude,
ne
doutans
pas
qu'il
ne
nous
soit
Pere.
Voila
un
bien
que
nous
ne
devons
pas
vilipendere
et
toutefois
il
y
en
a
beaucoup
a
qui
cela
ne
sert
que
de
condamnation:
car
tant
plus
y
a
il
d'ingratitude,
s'ils
sont
rebelles
a
Dieu,
et
qu'ils
desdaignent
d'accepter
la
faveur
paternelle
qu'il
leur
offre
Ainsi
donc,
voila
une
grace
qui
nous
est
desia
faite,
comme
elle
a
este
a
la
lignee
d'Abraham:
mais
il
y
a
eu
encore
une
grace
seconde,
laquelle
il
faut
restraindre
iusques
la
:
assavoir,
que
Dieu
a
choisi
de
ceste
lignee
ceux
que
bon
lui
a
semble,
comme
il
a
receu
a
soy
Isaac,
et
Ismael
n'a
point
eu
de
lieu
en
la
maison.
Pour
un
temps
il
a
bien
este
tenu
pour
membre
de
l'eglise:
mais
a
la
fin
il
est
retrenche.
Autant
en
a-il
este
des
enfans
de
Cethura
:
et
comme
voici
Esau
qui
est
le
premir
nay,
toutefois
Dieu
le
deboute.
Voila
donc
une
grace
seconde,
qui
a
este
en
la
famille
d'Abraham:
C'est
que
Dieu
en
a
retenu
a
soy
ceux
que
bon
lui
a
semble:
car
Iacob
a
este
comme
la
racine
de
ceste
lignee
qui
est
venue
depuis.
Et
voila
pourquoy
en
sa
personne
tous
les
esleuz
ont
este
figurez,
et
que
Dieu
nous
propose
qu'ils
n'ont
pas
d'euxmesmes
ce
qu'il
leur
a
donne
par
sa
bonte
gratuite,
et
qu'ils
ne
se
peuvent
pas
vanter
que
c'ait
este
de
leur
mouvement
propre
qu'ils
sont
parvenus
a
salut:
mais
qu'ils
y
ont
este
attirez,
voire
d'autant
qu'ils
estoient
esleuz
avant
la
creation
du
monde,
et
par
consequent
avant
leur
naissance.
Voila
pourquoy
saint
Paul,
en
ce
passage
que
nous
avons
allegue,
pour
plus
ample
declaration,
adiouste
le
tesmoignage
de
Moise
(Exod.
33,
19),
I'auray
misericorde
de
celui
dont
i'auray
misericorde,
et
i'auray
pitie
de
celui
dont
i'auray
pitie.
Il
semble
que
ce
soit
un
propos
rompu,
et
comme
extravagant:
mais
il
emporte
beaucoup:
car
c'est
autant
comme
si
Dieu
disoit,
Ie
say
lesquels
ie
vueil
reserver,
et
ne
faut
pas
que
on
vienne
ici
plaider
avec
moy:
car
cela
gist
en
ma
liberte.
Quand
nous
regarderons
nostre
langage
commun,
ceci
ne
sera
point
obscur:
car
si
un
homme
dit,
Ie
feray
ce
que
ie
feray
:
c'est
a
dire,
ie
feray
ce
que
bon
me
semblera
faire:
par
cela
il
monstre
qu'il
ne
se
veut
point
assuiettir
a
personne:
il
declare
qu'il
n'est
pas
tenu
ni
oblige
de
reveler
son
conseil
et
intention
en
ce
qu'il
a
a
faire.
Ainsi
Dieu
dit,
Ie
feray
misericorde
a
qui
ie
la
feray:
comme
s'il
disoit,
Ma
misericorde
ne
depend
pas
de
ceci,
ou
de
cela,
il
ne
faut
point
chercher
la
cause
ailleurs,
ne
m'astraindre
a
quelque
loy:
car
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