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53:35
SERMON
III
36
dei
dit
par
sainct
Paul,
qui
nous
monstre
Tordre
que
nous
devons
suivre,
afin
que
le
tout
nous
serve
d'une
bonne
instruction
et
propre
pour
nostre
salut.
Si
faut-il
que
nous
retenions
aussi
ce
que
nous
avons
touche
de
la
foy
non
feinte,
et
que
nous
apprenions
non
seulement
d'avoir
une
belle
confession
au
bout
de
la
langue,
mais
d'avoir
une
racine
vive,
que
nous
ayons
cognu
Dieu
a
bon
escient,
non
pas
pour
scavoir
habiller,
comme
beaucoup
font,
voire
la
pluspart:
mais
que
la
bouche
ne
parle
sinon
de
l'abondance
du
coeur,
et
que
nous
puissions
dire
avec
David
(Pseaume
116,
10),
Pay
creu,
et
pourtant
i'ay
parle;
que
ce
qui
sera
ouy
de
nous,
n'excede
point
la
mesure
de
nostre
foy.
Ainsi
donc,
gardons-nous
bien
de
nous
applaudir
pour
plaire
aux
hommes,
et
pour
avoir
quelque
belle
apparence
quant
a
eux,
scachans
que
nous
n'eschapperons
point
de
la
main
de
Dieu,
quand
nous
aurons
faussement
abuse
de
son
nom.
Or
est-il
ainsi
que
tous
ceux
qui
font
semblant
d'avoir
la
foy,
et
ne
Tont
pas
telle
que
sainct
Paul
declare
ici,
sont
comme
faussaires
devant
Dieu,
pource
qu'ils
ont
usurpe
son
nom
mal
et
iniustement.
Yoila
pourquoy
nous
devons
tant
plus
priser
ce
mot
dont
S.
Paul
use,
qu'il
ne
faut
point
que
nostre
foy
soit
feinte.
Mais
il
a
declare
quant
et
quant
comment
c'est
que
la
foy
se
monstrera
vraye:
c'est
ascavoir
quand
elle
sera
coniointe
avec
un
coeur
pur
et
une
conscience
bonne
et
droite.
Il
faut
donc
en
premier
lieu
qu'un
homme
monstre
qu'il
a
une
rondeur
et
integrite
sans
feintise,
s'il
veut
donner
approbation
de
sa
foy.
Gar
ce
n'est
point
sans
cause
que
S.Paul
en
parle
ainsi.
Et
nous
voyons
comme
S.
Pierre
en
parle
aussi
au
quinzieme
chap.
des
Actes,
verset
9,
disant
que
Dieu
a
purifie
les
coeurs
des
hommes
par
foy.
Si
la
foy
n'estoit
qu'une
cognoissance
volage,
ou
quelque
imagination
que
c'est
de
Dieu:
ou
bien
quelque
doctrine
certaine
et
resolue,
mais
telle
qu'elle
n'aura
point
son
siege
au
coeur,
S.
Piere
ne
diroit
pas
que
les
coeurs
sont
purifiez
par
la
foy.
Car
quand
ie
seray
bien
entendu,
et
grand
clerc,
et
que
ie
scauray
habiller
des
mysteres
de
Dieu,
ce
n'est
pas
a
dire
que
i'aye
mon
coeur
pur.
Or
est-il
ainsi
que
quiconques
a
la
foy,
il
a
ceste
purete
comme
sainct
Pierre
le
testifie.
Concluons
donc
que
la
foy
ne
vague
point
au
cerveau,
que
ce
n'est
point
une
cognoissance
simple
et
nue,
mais
que
c'est
une
asseurance
que
nous
avons
de
la
bonte
de
nostre
Dieu.
Et
c'est
suyvant
ce
que
sainct
Paul
nous
dit
en
l'autre
passage:
car
il
compare
l'Evangile
a
un
miroir
ou
se
monstre
la
face
de
Dieu
en
la
personne
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
et
il
est
dit
qu'en
contemplant
ceste
face-la,
nous
sommes
transfigurez
de
gloire
en
gloire,
pour
estre
semblables
et
conformes
a
nostre
Dieu.
Et
sainct
Iaques
aussi
quand
il
monstre
comme
nous
devons
profiter
en
la
parole
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