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53:32
verser
avec
nos
prochains,
ni
aussi
comme
nous
devons
servir
Dieu:
mais
le
principal
est
que
nous
soyons
asseurez
de
nostre
salut.
Et
comment?
De
autant
qu'il
plaist
a
Dieu
de
nous
recevoir
en
sa
grace
par
le
moyen
de
son
Fils
unique,
d'autant
que
nous
sommes
lavez
et
nettoyez
de
nos
ordures,
d'autant
qu'il
nous
a
acquittez
de
nos
dettes,
desquelles
nous
estions
obligez
a
la
mort
eternelle:
brief,
d'autant
que
nous
sommes
iustifiez,
non
pas
selon
nos
merites,
mais
par
la
pure
bonte
de
nostre
Dieu.
Voila
ce
que
nous
avons
a
noter.
Or
pource
que
plusieurs
font
protestation
de
bouche
d'estre
sideles,
lesquels
neantmoins
ne
tienent
rien
de
Dieu,
ne
de
sa
Parole,
S.
Paul
notamment
met
ici,
La
foy
non
feinte.
Il
est
vray
que
si
quelqu'un
ha
la
foy,
il
faudra
necessairement
qu'il
ait
une
conscience
pure,
qu'il
ait
un
coeur
droit:
mais
ici
S.
Paul
a
regarde
l'impudence
des
hommes
qui
sont
effrontez
pour
mentir,
et
sur
tout
quand
il
est
question
de
se
couvrir
du
nom
de
Dieu.
Comme
nous
voyons
qu'il
y
a
une
audace
diabolique,
que
nous
ferons
difficulte
d'emprunter
le
nom
d'un
homme
(et
aussi
cela
nous
seroit
reproche
comme
une
faussete
vileine),
mais
d'emprunter
Ie
nom
de
Dieu
a
faux
titre,
nous
n'en
ferons
nul
scrupule.
Pourtant
S.
Paul
declare
ici
quelle
doit
estre
la
foy,
quand
il
dit
quelle
ne
soit
point
feinte.
Or
par
ce
mot
il
n'y
a
nulle
doute
qu'il
ne
nous
vueille
admonester
que
la
foy
ha
son
regard
a
Dieu,
et
qu'il
ne
faut
point
que
nous
pensions
ici
user
de
fiction:
que
tout
cela
soit
mis
bas.
Quand
nous
aurons
affaire
aux
hommes,
il
nous
semblera
que
nous
les
pourrons
contenter
de
belles
paroles
et
de
quelque
bonne
mine:
mais
S.
Paul
monstre
qu'il
faut
que
tout
ces
voiles-la
soyent
ostez,
quand
il
est
question
de
la
foy.
Et
pourquoy?
Car
Dieu
nous
appelle
a
soy,
et
veut
que
nous
ne
tendions
qu'a
luy,
et
que
nous
ayons
la
tous
nos
sens
fichez:
car
nous
scavons
que
nulle
fiction
ne
sera
receue
devant
luy,
d'autant
qu'il
ne
se
gouverne
point
a
la
facon
et
a
la
guise
des
hommes.
Ainsi
en
somme,
S.
Paul
nous
a
voulu
advertir
en
ce
passage,
que
la
foy
n'est
pas
une
opinion
volage,
quand
nous
aurons
quelque
intelligence
nue
de
la
parole
de
Dieu:
que
ce
ne
sera
point
un
benefice
de
scavoir
bien
caqueter,
que
ce
ne
sera
pas
une
subtilite
qui
voltige
seulement
au
cerveau.
Quoy
donc?
C'est
une
cognoissance
vive
qui
a
sa
racine
au
coeur.
Et
pourquoy?
Car
ici
Dieu
se
presente
a
nous,
et
il
faut
que
nous
venions
droit
a
luy.
Quand
nous
avons
une
telle
partie,
il
ne
faut
plus
que
nous
usions
de
feintise:
car
cela
ne
nous
profitera
de
rien.
Et
de
fait,
aussi
cela
n'a
point
de
lieu
envers
Dieu,
comme
nous
avons
monstre.
Nous
voyons
ce
que
sainct
Paul
a
ici
entendu,
et
que
nous
avons
a
noter
de
ces
paroles:
c'est
ascavoir
que
pour
bien
profiter
en
la
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