|
58:31
31
SECOND
SERMON
32
SECOND
SERMON.
Genese,
chap.
XXV.
Or
quand
Rebecca
eut
conceu^
21.
Les
enfans
s'entrebatoyent
dedans
son
ventre.
Et
elle
dit,
Si
ainsi
est,
pourquoy
est-ce
que
ie
vi?
Elle
s'en
alla.
donc
s'enquerir
du
Seigneur.
22.
Et
le
Seigneur
luy
dit.
II
y
a
deux
peuples
en
ton
ventre^
et
deux
nations
seront
divisees
de
tes
entrailles.
L'un
sera
plus
fort
que
T
autre:
et
le
plus
grand
servira
au
moindre.
Nous
vismes
hier
comme
Dieu
avoit
esprouve
la
foy
cTIsaac,
avant
que
lui
donner
lignee,
voire
par
l'espace
de
vingt
ans.
Or
c'est
ann
que
nous
cognoissions
qu'il
n'a
point
prie
Dieu
en
vain,
puis
qu'il
l'a
exauce
de
sa
requeste,
laquelle
tendoit
a
ce,
que
Dieu
envoyast
le
Sauveur
du
monde,
par
le
moien
de
la
semence
quil
lui
avoit
este
promise.
Or
voila
enquoy
Isaac
s'est
peu
resiouir:
et
non
pas
d'une
facon
commune,
car
sa
femme
a
este
sterile
long
temps:
il
void
qu'elle
a
conceu,
et
que
Dieu
a
declare
qu'il
n'avoit
pas
mis
en
oubli
sa
promesse,
et
puis
il
cognoit
que
cela
lui
a
este
ottroie,
d'autant
qu'il
avoit
eu
son
recours
a
Dieu.
Mais
voici
une
tentation
nouvelle,
et
qui
est
plus
dure,
et
plus
grieve
a
porter,
que
si
sa
femme
fust
demeuree
sterille.
Car
elle
concoit
deux
enfans,
lesquels
se
combatent
au
ventre.
Or
cela
estoit
comme
une
chose
hideuse,
et
contre
nature.
Et
voila
pourquoy
aussi
elle
dit,
qu'il
vaudroit
mieux
qu'elle
fust
morte
:
et
ce
n'est
pas
d'impatience
qu'elle
parle
ainsi,
comme
si
elle
eust
senti
des
tormens
et
douleurs,
qui
l'eussent
contrainte
a
cela,
elle
regarde
plus
haut:
car
elle
porte
en
son
ventre
toute
l'esperance
qu'on
pouvoit
avoir
du
salut
du
monde.
Or
cependant
elle
void
la
un
combat,
qu'il
semble
que
Dieu
renverse
tout,
et
qu'il
vueille
la
monstrer
un
signe
de
son
ire.
Bref,
la
chose
est
detestable
de
soy,
qu'il
y
ait
un
tel
combat
au
ventre
d'une
femme:
et
cela
n'est
pas
avenu
naturellement,
mais
Dieu
vouloit
la
declarer
(comme
nous
verrons)
a
Isaac,
et
a
elle,
que
tous
ceux
qui
viendroyent
de
leur
semence
selon
la
chair,
ne
seroyent
point
pourtant
reputez
du
nombre
des
fideles
:
mais
plustost
qu'il
y
auroit
guerre
mortelle.
Or
donc,
quand
elle
void
(au
lieu
d'avoir
le
salut
du
monde
enclos
en
son
ventre)
un
signe
de
l'ire
de
Dieu,
et
un
combat
comme,
diabolique
des
ennemis
mortels
de
l'Eglise,
elle
ne
peut
pas
cognoistre
le
tout
:
mais
elle
appercoit,
que
si
elle
a
conceu
pour
avoir
un
tel
combat,
que
c'est
autant
comme
si
Dieu
luy
estoit
contraire,
et
qu'il
vint
la
comme
la
main
armee,
pour
dire,
|