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SERMON
LXX.
que
nous
vaguions
sentans
les
signes
de
Tire
de
Dieu:
oar
toutes
les
miseres
desquelles
nous
sommes
environnez,
sont
autant
de
tesmoignages
pour
nous
faire
baisser
les
testes,
pour
nous
faire
sentir
que
nous
sommes
miserables
pecheurs,
que
nous
sommes
dignes
non
seulement
d'un
chastiement
temporel,
mais
que
Dieu
nous
abysme
iusques
aux
enfers.
Cependant
toutesfois
cela
n'est
point
pour
nous
tirer
en
desespoir:
car
moyennant
que
nous
recourions
a
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
sachons
que
Dieu
ne
laissera
point
de
nous
recevoir
a
pitie.
Car
si
Moyse
a
este
exauce,
qui
estoit
un
povre
pecheur:
que
sera-ce
de
celuy
qui
a
toute
iustice
en
perfection?
de
celuy
auquel
la
dignite
est
baillee
de
reconcilier
vrayement
Dieu
avec
les
hommes?
Ainsi
donc
puis
que
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
est
constitue
moyenneur,
ne
doutons
pas
encores
que
Dieu
nous
tienne
en
ce
monde
comme
des
povres
bannis,
et
qu'il
se
retire
de
nous,
et
s'eslongne
en
apparence:
tant
y
a
que
nous
ne
sommes
point
privez
de
l'heritage
qu'il
nous
a
promis,
et
acquis
par
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Mais
quoy
qu'il
en
soit,
ne
le
tentons
point,
n'abusons
point
de
sa
patience:
mais
poisons
bien
ce
mot,
quand
Moyse
dit
qu'il
a
este
exauce
pour
ce
coup
:
car
c'est
pour
nous
tenir
en
bride
courte,
afin
que
les
hommes
ne
se
flattent
point,
quand
Dieu
leur
aura
pardonne:
mais
qu'ils
advisenfc
de
corriger
leurs
vices,
de
retenir
leurs
mauvais
appettits,
afin
de
ne
se
point
adonner
au
mal:
mais
qu'ils
le
hayssent,
qu'ils
le
detestent,
afin
que
ce
que
Dieu
aura
commence
en
eux,
il
le
continue,
iusques
a
ce
que
les
ayans
despouillez
de
tous
les
empeschemens
de
ce
monde,
ii
les
mette
en
possession
de
la
vie
eternelle.
Quand
nous
en
ferons
ainsi,
nous
pourrons
hardiment
protester
que
nous
avons
loue
Dieu,
que
nous
luy
avons
donne
une
telle
gloire
qu'il
merite,
et
que
nous
avons
occasion
de
nous
esiouyr,
quand
nous
pourrons
surmonter
toutes
tentations
de
deffiances
qui
nous
pourroyent
advenir,
ne
doutans
point
que
nostre
bon
Dieu
ne
nous
soit
propice,
encores
que
nous
n'en
soyons
pas
dignes.
LE
TROISIESME
SERMON
SUR
LE
CHAP.
X.
V.
12.14.
DU
IEUDl
12E
DE
SEPTEMBRE
1555.
Moyse
continue
ici
le
propos
que
nous
avons
ouy
ces
iours
passez,
c'est
assavoir
que
Dieu
avoit
use
d'une
grace
merveilleuse
envers
son
peuple,
quand
il
luy
avoit
pardonne
tant
d'offenses
et
si
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