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il
n'en
est
mention,
ne
nouvelle.
Et
d'autant
que
Dieu
est
fraude
de
son
honneur,
voila
pourquoy
il
retire
sa
main:
ou
bien
s'il
donne
lignee,
d'autant
que
ce
sont
gens
profanes,
il
leur
donnera
des
enfans
qui
leur
creveront
les
yeux.
Car
les
enfans
seront
comme
de
petit
serpens,
ou
des
espines,
pour
les
piquer,
et
navrer
iusques
au
profond
du
coeur.
Voila
qui
est
cause
qu'on
en
void
beaucoup
qui
n'ont
point
de
lignee
:
ou
s'ils
en
ont,
c'est
pour
leur
faire
plus
de
mal:
d'autant
qu'ils
ne
se
sont
point
adressez
a
Dieu,
pour
obtenir
le
tout
de
sa
benediction.
Notons
bien
donc
ce
qui
nous
est
ici
monstre
de
nostre
pere
Isaac:
c'est
que
voiant
sa
femme
sterile,
il
s'est
adresse
a
Dieu,
sachant
bien
que
c'estoit
de
lui
qu'il
devoit
demander
lignee.
Et
de
fait
qu'alleguera-
on
ici
contre
ceste
benediction?
Si
nous
regardons
ce
qui
est
escrit
en
Iob
(14,
1),
que
quand
un
enfant
vient
au
monde,
il
est
la
comme
une
image
vive,
d'une
vertu
incomprehensible
de
Dieu,
laquelle
ne
peut
estre
assez
prisee.
Car
dequoy
un
enfant
est-il
engendre?
et
apres
qu'il
est
conceu,
comment
vit-il
au
ventre
de
sa
mere?
Et
puis,
comment
est
ce
qu'il
en
sort?
Si
on
regarde
toutes
ces
choses,
qui
sera
celui
si
abruti,
de
dire
que
les
hommes
engendrent
de
leurs
forces
et
par
leur
industrie?
Ainsi
que
nous
retenions
bien
ceste
lecon
:
C'est,
que
ceux
qui
sont
mariez,
s'ils
appetent
d'avoir
lignee,
qu'ils
la
demandent
a
Dieu:
voire
pour
deux
raisons.
La
premiere,
D'autant
que
Dieu
s'est
reserve
cela
en
sa
main:
comme
nous
l'avons
maintenant
allegue
du
Pseaume,
La
seconde
c'est
que
ce
n'est
point
assez
que
les
maisons
soient
peuplees
d'enfans,
sinon
que
Dieu
gouverne
tousiours.
Car
il
vaudroit
mieux
qu'ils
n'eussent
point
de
lignee
du
tout,
que
d'avoir
une
semence
perverse,
maudite
et
pleine
de
malice.
Ainsi
donc,
que
les
peres
apprenent
d'ensuivre
(en
c'est
endroit)
l'exemple
d'Isaac.
Mais
notons
aussi
quant
et
quant,
qu'Isaac
n'a
point
prie
seulement
pour
avoir
lignee,
selon
l'appetit
naturel
des
hommes:
mais
qu'il
a
regarde
plus
haut,
c'est
assavoir,
qu'il
faloit
que
de
lui
sortist
le
salut
du
monde,
en
la
personne
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
ce
qui
sera
deduit
plus
au
long
ci
apres.
Or
nous
nous
prosternerons
devant
la
sainte
maieste
de
nostre
bon
Dieu,
en
cognoissance
de
nos
fautes,
le
priant
que
de
plus
en
plus
il
les
nous
face
sentir
:
et
que
ce
soit
pour
nous
humilier,
et
pour
nous
induire
a
une
vraye
repentance,
et
que
nous
soions
tellement
touchez
de
crainte,
que
nous
ne
demandions
sinon
estre
depouillez
de
toutes
nos
affections
et
cupiditez
terrestres,
pour
estre
revestus
de
sa
iustice,
iusques
a
ce
qu'il
nous
ait
attirez
en
la
pleine
et
entiere
perfection.
Que
non
seulement
il
nous
face
ce
bien,
etc.
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