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31:30
ie
sus
neantmoins
contraint,
pour
rompre
et
appaiser
des
combats
a
la
mort,
de
mettre
en
danger
ma
vie,
et
me
ietter
tout
a
travers
des
coups.
Puis
apres
per
l'espace
de
cinq
ans,
que
des
meschans
garnemens
s'estoyent
faits
par
trop
grans,
et
avoyent
credit,
et
que
mesme
une
partie
du
commun
peuple
gastee
par
les
allechemens
et
propos
mal-heureux
de
telles
gens,
appotoit
une
licence
desbordee,
il
falut
combatre
sans
cesse
pour
tenir
bon
et
maintenir
la
discipline
de
l'Eglise.
Car
ces
gens
profanes
et
contempteurs
de
la
doctrine
celeste
ne
se
soucioyent
pas
si
l'Eglise
alloit
en
ruine,
pourveu
qu'ils
peussent
parvenir
a
avoir
la
puissance
qu'ils
demandoyent,
afin
de
faire
du
tout
a
leur
plaisir.
Il
y
en
avoit
aussi
plusieurs
que
la
povrete
et
la
faim
poursuyvoit,
les
autres
estoyent
poussez
d'une
ambition
insatiable,
ou
d'avarice
et
cupidite
de
gain
deshonneste:
et
tous
ceux-la
estoyent
tellement
enragez,
qu'ils
aimoyent
encore
mieux
se
ruiner
en
nous
ruinant,
que
se
tenir
quoys
en
vivant
paisiblement
et
honnestement.
Tout
ce
temps-la
qui
a
este
long,
ie
pense
qu'ils
n'ont
rien
omis
de
tout
ce
qui
se
peut
forger
en
la
boutique
de
Satan
pour
parvenir
a
leur
but.
Et
a
la
parfin
l'issue
de
leurs
machinations
mandites
n'a
peu
estre
autre
que
par
un
esclandre
ignominieux
sur
leurs
testes,
lequel
aussi
m'a
este
un
spectacle
ennuyeux
et
pitoyable.
Car
combien
qu'ils
fussent
bien
dignes
de
grans
tormens,
toutesfois
ie
desiroye
tousiours
qu'ils
peussent
prosperer
et
demeurer
a
leur
aise:
ce
qui
fust
advenu,
sinon
qu'ils
eussent
este
tousiours
incorrigibles
et
rebelles
a
tous
bons
advertissemens.
Or
ia
soit
que
l'examen
de
ces
cinq
ans
m'ait
este
bien
fascheux
et
dur
a
porter,
ie
ne
sens
pas
moins
de
fascherie
de
la
malignite
de
ceux
qui
ne
cessent
d'abbayer
contre
moy
et
mon
ministere
par
leurs
calomnies
envenimees.
Car
combien
qu'une
grande
partie
d'iceux
soit
tellement
aveuglee
d'une
cupidite
de
mesdire
et
detracter,
qu'a
leur
grand
deshonneur
ils
monstrent
incontinent
leur
impudence
:
les
autres,
quelques
fins
et
rusez
qu'ils
soyent,
ne
se
peuvent
pas
tellement
couvrir
ou
desguiser,
qu'ils
ne
demeurent
honteusement
convaincus,
toutesfois
quand
un
homme
se
sera
purge
cent
fois
d'un
blasme,
et
qu'on
viene
recharger
sur
luy
sans
cause
ni
occasion
quelconque,
c'est
une
vilenie
outrageuse
et
bien
dure
a
porter.
Pource
que
i'
afferme
et
maintien
que
le
monde
est
conduit
et
gouverne
par
une
providence
de
Dieu
secrete,
un
tas
de
gens
arrogans
s'eslevent,
gazouillans
qu'a
ce
conte
Dieu
seroit
autheur
de
peche.
C'est
une
calomnie
frivole,
et
qui
d'elle-mesme
aiseement
s'esvanouiroit,
sinon
qu'elle
rencontrast
gens
.qui
ont
les
aureilles
chatouilleuses,
et
prement
plaisir
a
humer
tels
propos.
Mais
il
y
en
a
plusieurs
desquels
les
coeurs
sont
tellement
preoccupez
d'envie
et
despit,
ou
d'ingrati-
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