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et
l'oraison
est
un
certain
tesmoignage
de
sa
foy,
car
il
n'a
point
prie
a
la
facon
des
incredules,
qui
se
tempestent
contre
Dieu:
mais
il
a
suivi
la
regle
qui
nous
est
donnee
par
sainct
Paul,
combien
qu'elle
ne
fust
pas
encore
escrite:
C'est
de
conioindre
les
actions
de
graces
en
nos
prieres,
en
nous
remettant
a
Dieu,
attendant
paisiblement
l'issue,
telle
qui
ne
se
peut
encore
voir.
Ainsi
donc,
quand
Isaac
a
continue
de
reietter
ainsi
toute
sa
tristesse
au
sein
de
Dieu,
et
toute
la
solicitude
qui
le
pressoit,
et
tous
les
ennuis
et
facheries,
et
toutes
les
angoisses
dont
il
estoit
enserre:
quand
donc
il
a
remis
tout
cela
au
giron
de
Dieu,
c'a
este
une
certaine
approbation
de
sa
foy.
C'est
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
son
exemple
:
c'est
assavoir,
que
nous
ne
pensions
pas
que
Dieu
s'oblige
a
nous
de
faire
tout
ce
qu'il
a
dit,
du
premier
coup:
mais
qu'apres
avoir
parle
il
ne
donnera
aucum
signe
d'accomplir
son
oeuvre,
et
nous
penserons
que
ce
n'ont
este
que
paroles
(comme
on
dit)
de
tout
ce
qu'il
nous
a
promis.
Il
faut
donques
que
nous
soions
retenus
de
telle
patience:
comme
aussi
l'Apostre
nous
exhorte
a
cela
au
dixieme
chapitre
de
l'epitre
aux
Hebrieux.
Que
de
iour
en
iour,
d'an
en
an,
et
toute
nostre
vie,
et
comme
si
rien
n'estoit,
que
nous
soions
la
a
nous
tenir
cois,
et
faire
silence
a
Dieu,
pour
ne
point
nous
escarmoucher,
ne
faire
bruit
ne
venir
contester
a
l'encontre,
ni
le
sommer,
selon
que
nous
avons
nos
appetis
fretillans.
Et
sur
cela
nous
avons
a
pratiquer
ce
que
l'Apostre
allegue
aussi
du
Prophete
Habacuc
(Heb.
10,
37),
Que
si
la
promesse
tarde,
nous
attendions,
et
qu'elle
ne
tardera
point.
La
il
met
deux
choses:
II
dit
bien
que
la
promesse
de
Dieu
ne
tardera
point
c'est
a
dire
qu'elle
aura
son
execution
toute
certaine,
et
en
son
opportunite:
mais
quant
est
de
nous
et
de
nostre
sens,
il
dit,
qu'elle
tardera
:
ainsi,
que
nous
avons
besoin
d
attente.
Voila
donc
comme
nostro
foy
doit
estre
examinee.
Car
si
nous
esperons
que
Dieu
se
monstrera
fidele
envers
nous,
et
que
nous
demeurons
la
fermes
et
constans,
il
faut
que
nous
soions
quant
et
quant
exercez
en
prieres
et
oraisons.
Car
la
foy
ne
doit
point
estre
oisive.
En
somme,
si
nous
avons
a
vivre
ici
bas,
comme
povres
malotrus,
et
que
les
uns
soient
affligez
de
maladies,
et
les
autres
de
povrete,
que
chacun
ait
a
endurer
beaucoup
d'afflictions
et
de
miseres:
que
nous
passions
outre
neantmoins,
et
que
nous
sachions
quand
Dieu
nous
promet
de
nous
estre
Pere,
que
ce
n'est
pas
pour
le
nous
monstrer
tousiours
a
veue
d'oeil,
II
nous
donnera
bien
quelque
goust
de
sa
bonte,
entant
que
besoin
sera,
mesme
nous
en
aurons
dequoy
nous
rassasier,
moyennant
que
nostre
foy
y
soit
tousiours
coniointe:
tellement
que
nous
sentirons
que
ce
qu'il
a
prononce
n'est
pas
pour
nous
tromper.
Ouvre
ta
bouche,
et
ie
la
rempliray
(Ps.
81,
l
l
)
.
Mais
quoy
qu'il
en
soit,
si
faut
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