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31:28
usant
d'une
semblable
remonstrance
et
protestation
qu'avoit
fait
Farel
au
paravant,
me
rappela
a
une
autre
place.
Estant
doncques
espovante
par
l'exemple
de
Ionas,
lequel
il
me
proposoit,
ie
poursuyvi
encore
en
la
charge
d'enseigner.
Et
mesme
combien
que
touiours
ie
continuasse
a
estre
semblable
a
moimesme,
c'est
a
scavoir
de
ne
vouloir
point
apparoistre
ou
suyvre
les
grandes
assemblees,
ie
ne
scay
comment
toutesfois
on
me
mena
comme
par
force
aux
iournees
Imperiales,
ou
bon-gre
mal-gre
il
me
falut
trouver
en
la
compagnie
de
beaucoup
de
gens.
Depuis,
quand
le
Seigneur
ayant
pitie
de
ceste
ville,
eut
appaise
les
esmotions
et
troubles
pernicieux
qui
y
estoyent,
et
par
sa
vertu
admirable
dissipe
tant
les
mal-heureux
conseils,
que
les
efforts
sanguinaires
des
perturbateurs
de
la
Republique,
contre
mon
desir
et
affection
la
necessite
me
fut
imposee
de
retourner
a
ma
premiere
charge.
Car
combien
que
le
salut
de
ceste
Eglise
me
fust
en
telle
recommandation,
que
pour
icelle
ie
n'eusse
point
fait
de
difficulte
d'abandonner
ma
vie,
ma
timidite
toutesfois
me
presentoit
beaucoup
de
raisons
de
m'excuser,
pour
ne
point
reprendre
derechef
sur
mes
espaules
un
fardeau
si
pesant.
Mais
a
la
parfin
le
regard
de
mon
devoir,
que
ie
consideroye
avec
reverence
et
conscience,
me
gaigna,
et
feit
condescendre
a
retourner
vers
le
troupeau
d'avec
lequel
i'avoye
este
comme
arrache:
ce
que
ie
feis
avec
tristesse,
larmes,
grande
sollicitude
et
destresse,
comme
le
Seigneur
m'en
est
tres-bon
tesmoin,
et
plusieurs
bons
personnages,
qui
m'eussent
bien
voulu
veoir
hors
de
ceste
peine,
n'eust
este
que
ce
que
ie
craignoye;
et
qui
m'avoit
fait
consentir,
les
retenoit
aussi
et
leur
fermoit
la
bouche.
Maintenant
si
ie
vouloye
reciter
les
divers
combats
par
lesquels
le
Seigneur
m'a
exerce
depuis
ce
temps-la,
et
par
quelles
espreuves
il
m'a
examine,
ce
seroit
une
longue
histoire.
Mais
afin
que
ie
n'ennuye
point
de
paroles
inutiles
les
lecteurs,
il
me
suffira
de
reiterer
en
brief
ce
que
i'ay
touche
un
peu
devant,
qu'en
considerant
tout
le
discours
de
la
vie
de
David,
il
me
sembloit
qu'a
chacun
pas
il
me
monstroit
le
chemin,
et
que
cela
m'a
este
un
merveilleux
soulageuent.
Car
comme
ce
sainct
Roy
a
este
fasche
de
guerres
continuelles
par
les
Philisthius
et
autres
peuples
estranges
ses
ennemis,
mais
encore
navre
plus
grievement
au
milieu
de
son
peuple
par
la
malice
d'aucuns
desloyaux
et
malheureux:
ainsi
ie
puis
dire
quant
a
moy,
que
de
tous
costez
i'ay
este
assailli,
tellement
qu'a
grand'
peine
ay-ie
peu
estre
en
repos
un
bien
peu
de
temps,
que
touiours
ie
n'eusse
a
soustenir
quelque
combat,
ou
de
ceux
de
dehors,
ou
de
ceux
de
dedans.
Satan
a
souventesfois
tasche
par
ses
menees
de
renverser
l'estat
de
ceste
Eglise:
mais
la
chose
une
fois
veint
iusques
la,
que
tout
foible
et
craintif
que
ie
suis,
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