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EPISTOLAE
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clorre
et
serrer
la
bouche
a
ceux
qui
le
scavent.
Et
quant
a
moy
je
scay
fort
bien
que
je
ay
este
haye
et
abominee
de
plusieurs
pource
qu'il
estoit
mon
gendre,
a
qui
Ton
a
voulu
charger
les
fautes
de
tous.
Ne
voyez-vous
point
encores
que
Fon
ne
s'en
peut
rassasier
apres
son
trespas?
Et
quant
il
auroit
este
le
plus
malheureux
et
plus
reprouve
qui
oncques
eust
este,
et
l'on
ne
veut
jamais
parler
d'autre
chose.
Comme
un
secretaire
de
M.
d'Acqs
disoit
un
jour
a
la
Royne
de
Navarre
et
a
moy,
en
ce
lieu,
touts
les
maux
qu'il
est
possible
de
luy
et
de
quelqu'autres,
et
que
je
luy
dist
devant
elle
et
l'a
jure
qu'il
dist
la
verite,
si
ce
qu'il
disoit
estoit
vray
ou
non,
il
nous
confessa
qu'il
n'en
estoit
rien
et
nomma
celuy
qui
luy
avoit
appris
a
dire
telle
nouvelle
de
luy
pour
luy
mettre
a
sus
chose
qu'il
n'avoit
pas
pensee,
et
que
c'estoit
pour
maintenir
la
religion:
chose
que
ladicte
dame
approuva,
et
qu'il
se
falloit
defendre
en
toutes
les
sortes
que
l'on
pouvoit,
et
que
le
mensonge
estoit
bon
et
sainct
en
cest
endroit,
comme
beaucoup
disent
et
tiennent
A
quoy
je
ne
peus
faire
que
je
ne
resistasse,
disant
que
Dieu
n'est
point
le
pere
du
mensonge,
mais
que
c'est
le
diable,
et
que
Dieu
c'est
le
Dieu
de
verite,
et
que
sa
parolle
est
asses
puissante
pour
defendre
les
siens
sans
prendre
les
armes
du
diable
et
de
ses
enfans.
Toutesfois
ladite
dame
a
si
bon
zele
et
si
bon
jugement
en
beaucoup
de
choses
que
je
desire
m'y
exempler:
et
comme
la
seue
Royne
de
Navarre
a
este
la
premiere
princesse
de
ce
royaume
qui
a
favorise
l'evangile,
il
pourroit
estre
que
la
Royne
de
Navarre
sa
fille
parachevera
a
l'y
establir,
et
me
semble
qu'elle
y
est
autant
propre
que
princesse
ny
femme
que
je
congnoisse:
je
luy
porte
amour
de
mere,
et
admire
et
loue
les
graces
que
Dieu
luy
a
departis.
Et
pour
revenir
au
propos
cy-dessus,
monsieur
Calvin,
il
faut
que
je
vous
die
que
j'ay
ouy
parolles
telles
que
je
serois
trop
longuement
a.
les
reciter,
et
d'une
bonne
et
saincte
querelle
de
defendre
les
enfants
de
Dieu
et
les
maintenir,
on
en
faict
quelquesfois
un
diabolique:
et
pour
les
envies
qui
ont
este
entre
le
Roy
de
Navarre,
monsieur
le
connestable
et
mon
dict
gendre,
il
faut
vous
desguiser
la
parolle
de
Dieu,
et
semble
que
apres
qu'il
a
este
tue
que
encores
qu'il
n'y
a
que
luy
qui
puisse
offenser
ceux
de
la
religion
ne
qui
puisse
favoriser
les
papistes.
Les
corps
des
hommes,
quant
les
ames
en
sont
dehors,
ne
font
point
ces
miracles,
ni
encores
quant
ils
sont
vivans
en
ce
monde
un
homme
ne
peut
defaire
tant
de
gens
comme
on
luy
met
a.
sus,
mais
ceux
qui
ont
voulu
entrer
en
particularite
et
qui
ont
voulu
persuader
que
le
Roy
de
Navarre,
et
apres
le
prince
de
Conde,
estoyent
le
Roy
David,
et
que
David
estoit
leur
similitude
et
non
point
celle
de
Jesus
Christ,
et
qui
ont
laisse
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