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27:27
27
SERMON
LXX.
28
toutes
affections,
et
solicitudes
terrestres?
Encores
que
Dieu
donne
des
biens
a
aucuns,
qu'ils
soyent
la
comme
brebis,
estans
petits
et
humbles
pour
se
presenter
a
Dieu,
que
rien
ne
les
empesche
et
retarde
qu'ils
ne
suyvent
leur
vocation,
tousiours
aspirans
a
la
vie
celeste,
a
laquelle
ils
sont
conviez.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
en
general,
quand
nous
aurons
cogneu
que
Dieu
veut
que
les*
Ministres
de
sa
parolle
et
les
pasteurs
de
son
Eglise
soyent
nourris,
et
substantez:
que
nous
sachions
aussi
bien
d'autant
que
nous
sommes
tous
une
sacrificature
royalle,
qu'il
ne
veut
point
que
nous
soyons
retenus
des
biens
de
ce
monde,
tellement
que
nous
ne
regardions
point
plus
haut:
mais
que
nous
courions
viste
parmi
le
monde,
sachans
que
nous
ne
pouvons
pas
estre
enfans
du
royaume
des
cieux,
sinon
que
nous
soyons
estrangers
ici
bas.
Or
Moyse
apres
avoir
declaire
ces
choses,
adiouste
encores
un
mot:
Iusques
auiourd'huy,
en
signifiant
que
Dieu
vouloit
que
ceci
fust
observe.
Il
est
vray
que
cela
n'avoit
encores
dure
que
par
quarante
ans:
mais
tant
y
a
que
Moyse
advertit
le
peuple,
qu'il
ne
faut
point
qu'on
pervertisse
cest
ordre:
mais
qu'on
le
continue
iusques
a
tant
que
le
Redempteur
sera
venu.
Il
est
vray
que
les
sacrificateurs
ont
este
fort
desbauchez,
et
qu'ils
avoyent
tout
perverti,
et
qu'ils
estoyent
bien
dignes
que
Dieu
leur
quittast
son
alliance,
et
qu'il
leur
ostast
le
privilege
qu'il
avoit
donne
a,
leur
pere
Levi,
comme
ce
passage
du
Prophete
Malachie
le
porte,
qui
dit
que
Dieu
avoit
fait
son
alliance
avec
Levi:
mais
si
est-ce
que
maintenant
d'autant
que
vous
estes
des
apostats,
et
que
vous
n'avez
point
garde
la
foy
promise
a
Dieu,
vous
meritez
d'estre
retranchez,
et
Dieu
aussi
maudira
toutes
vos
benedictons:
c'est
a
dire,
quand
vous
penserez
avoir
beaucoup
gagne,
il
faudra
que
Dieu
souffle
dessus,
et
qu'il
monstre
qu'il
n'y
a
qu'opprobre
en
vous.
Mais
tant
y
a
qu'encores
la
sacrificature
devoit
durer
iusques
a
la
venue
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
comme
elle
a
fait.
Et
auiourd'huy
notons
bien
que
quand
les
choses
seront
mal
conduites
en
l'Eglise,
que
tout
y
sera
confus,
qu'il
faut
bien
corriger
le
mal:
mais
il
ne
faut
pas
pourtant
que
ce
que
Dieu
a
institue,
soit
perdu,
que
nous
le
laissions,
et
que
nous
ne
vueillions
point
le
mettre
en
avant
par
despit
des
vices,
et
des
scandales
qui
auront
tout
brouille:
mais
revenons
tousiours
a
la
pure
reigle
de
Dieu.
Nous
voyons
que
ce
sont
este
des
diables
encharnez,
que
ceux
qui
se
sont
glorifie
d'estre
prelats,
evesques,
et
pasteurs.
Or
maintenant
si
en
despit
de
telles
corruptions
on
vouloit
abolir
tout
ordre
d'Eglise,
qu'il
n'y
eust
plus
de
ministres,
qu'il
n'y
eust
plus
gens
deputez
pour
enseigner
le
peuple:
que
seroit-ce
sinon
une
confusion
horrible,
sinon
que
l'enfer
seroit
ouvert,
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