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ayent
contrainct
Monsieur
de
Coulonge
a
fere
tel
advertissement
pour
medecine
preservative,
ou
sil
sest
trop
avance
et
quil
y
ait
eu
de
Inconsideration.
Tant
y
a
que
le
mary
de
son
coste
sest
par
trop
desborde
quand
on
luy
a
offert
de
luy
satisfaire,
et
la
responce
aussi
et
refus
de
Monsieur
de
Coulonges
sent
plus
son
ambition
et
vanite
mondaine
que
la
modestie
dun
homme
de
nostre
estat,
dont
ie
suis
bien
marry.
Car
il
se
seroit
oublie
par
trop.
Si
les
parties
saccordent
a
desduire
leur
faict,
ie
tascheray
tant
quil
me
sera
possible
de
remedier
au
mal,
quelque
part
quil
se
trouve.
Sur
ce
poinct,
Madame,
ie
confesse
quil
est
bien
a
craindre
que
Dieu
ne
nous
laisse
pas
iouir
long
temps
des
biens
quil
nous
a
faitz,
attendu
que
chascun
est
tellement
adonne
a
soy,
que
nous
ne
scavons
que
cest
de
supporter
nos
prochains
en
humilite
et
doulceur.
Et
tant
sen
fault
que
nous
aimions
nos
ennemis,
taschans
de
vaincre
le
mal
en
bien
faisant,
quil
ny
a
nulle
mansuetudo
pour
entretenir
en
fraternite
ceus
qui
se
glorifient
destre
Chrestiens.
Toutesfois
ie
vous
prie
de
rechef,
Madame,
de
ne
vous
plus
arrester
sur
ceste
distinction
laquelle
vous
trompe,
cuidant
quil
estoit
permis
soubz
la
loy
de
se
vanger,
pourtant
quil
est
dict:
oeil
pour
oeil.
Car
il
estoit
aussi
bien
defandu
alors
que
soubz
levangile,
veu
quil
est
commande
de
bien
fere
a
la
beste
de
son
ennemy.
Mais
ce
qui
sadressoit
aux
iuges,
chascun
particulier
lappliquoyt
a
soy,
et
reste
labus
que
nostre
seigneur
Iesuschrist
corrige.
Quoy
qnil
en
soyt,
nous
accordons
ensemble
que
pour
estre
recognuz
enfans
de
Dieu,
il
nous
convient
conformer
a
son
exemple,
taschant
de
bien
fere
a
ceus
qui
nen
sont
pas
dignes,
comme
il
faict
luyre
son
soleil
sur
les
mauivais
et
sur
les
bons.
Ainsi
haine
et
Chrestiente
sont
choses
incompatibles.
Ienten
haine
contre
les
personnes,
et
contraire
a
lamour
que
nous
leur
devons:
cest
de
souhaiter
et
mesme
procurer
leur
bien,
et
mettre
poine,
en
tant
quen
nous
sera,
de
nourrir
paix
et
concorde
avec
tous.
Or
si
ceux
qui
ont
charge
dabattre
toute
inimitie
et
rancune,
reconcilier
les
ennemis,
exhorter
a
patience,
reprimer
tout
appetit
de
vengeance,
sont
bouttefeuz,
tant
pis
et
tant
moins
y
a
il
dexcuse.
Tant
y
a,
Madame,
que
les
faultes
qui
vous
desplaisent
ne
vous
doivent
refroidir
ou
empescher
de
continuer
comme
vous
avez
bien
commence.
Et
ie
scay
que
Dieu
vous
a
m
unie
de
telle
vertu,
quil
nest
pas
besoing
de
vous
en
solliciter
dadvantage.
Parquoy
ie
me
confie
que
vous
monstrerez
exemple
de
charite
a
ceux
qui
ne
scavent
que
cest,
et
rendrez
par
votre
integrite
et
rondeur
confus
ceus
qui
usent
envers
vous
de
feintise
et
dissimulation.
Ie
loue
Dieu
daultre
part
quil
vous
a
faict
cognoistre
quel
est
Monsieur
ladmiral,
pour
prendre
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