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verse
quand
il
plye
trop
dun
coste,
quelle
nestoit
entendue
de
celluy
qui
parloit
ainsi.
Car
ie
me
doubte
quil
vouloit
seulement
signifier
quen
vous
voyant
excessive,
il
avoit
este
contreint
destre
plus
vehement,
et
non
pas
quil
falsifiat
lescriture,
ou
desguisat
la
verite.
Ie
vien
maintenant
au
fait,
lequel,
de
peur
de
vous
fascher
par
trop
grande
longueur,
Madame,
je
vous
toucheray
seulement
en
bref.
Tous
navez
pas
este
seule
a
sentir
beaucoup
dangoisses
et
amertumes
en
ces
horribles
troubles
qui
sont
advenuz.
Vray
est
que
le
mal
vous
pouvoit
picquer
plus
asprement,
voyant
la
couronne
delaquelle
vous
estes
yssue
en
telle
confusion.
Si
est
ce
que
la
tristesse
a
este
commune
a
tous
enfans
de
Dieu,
et
combien
que
nous
ayons
peu
dire
tous:
Malheur
sur
celluy
par
lequel
ce
scandale
est
advenu,
toutesfois
il
y
a
bien
eu
matiere
de
gemir
et
plourer,
attendu
quuue
bonne
cause
a
este
fort
mal
menee.
Or
si
le
mal
faschoit
a
toutes
gens
de
bien,
Monsieur
de
Guise,
qui
avoyt
allume
le
feu,8)
ne
pouvoit
pas
estre
espargne.
Et
de
moy
combien
que
iaye
tousiours
prie
Dieu
de
luy
fere
mercy,
si
est
ce
que
iay
souvent
desire
que
Dieu
mit
la
main
sur
luy
pour
en
delivrer
son
Eglise,
sil
ne
le
vouloit
convertir.
Tant
y
a
que
ie
puis
protester
quil
na
tenu
qua
moy
que,
devant
la
guerre,
gens
de
faict
et
dexecution
ne
se
soyent
efforcez
de
lextermiixer
du
monde,
lesquels
ont
este
retenus
par
ma
seule
exhortation.
Cependant
de
le
damner,
cest
aller
trop
avant,
sinon
quon
eust
certaine
marque
et
infallible
de
sa
reprobation.
En
quoy
il
se
fault
bien
garder
de
presomption
et
temerite.
Car
il
ny
a
quun
Iuge
devant
le
siege
duquel
nous
avons
tous
a
rendre
compte.
Le
second
poinct
me
semble
encore
plus
exhorbitant,
de
mettre
le
Roy
de
Navarre
en
paradis,
et
Monsieur
de
Guise
en
enfer.
Car
si
on
faict
comparaison
de
lun
a
lautre,
le
premier
a
este
apostat,
le
second
a
tousiours
este
ennemy
ouvert
de
la
verite
de
levangile.
Ie
requerrois
donc
en
cest
endroict
plus
grande
moderation
et
sobriete.
Cependant
iay
a
vous
prier,
Madame,
de
ne
vous
pas
trop
aigrir
sur
ce
mot
de
ne
point
prier
pour
un
homme,
sans
avoir
bien
distingue
de
la
forme
et
qualite
dont
il
est
question.
Car
combien
que
ie
prie
pour
le
salut
de
quelquun,
ce
nest
pas
a
dire
quen
tout
et
partout
ie
le
recommande,
comme
sil
estoit
membre
de
lEglise.
Nous
requerrons
a
Dieu
quil
reduise
au
bon
chemin
ceus
qui
sont
en
train
de
perdition:
mais
ce
ne
sera
pas
en
les
mettant
du
reng
de
noz
freres,
pour
leur
desirer
en
general
toute
prosperite.
Sur
quoy,
Madame,
ie
vous
feray
un
recit
de
la
Royne
3)
par
le
massacre
de
Vassy.
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