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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XIII.
246
voudra
que
les
fausses
doctrines
demeurent
impunies:
mais
plustost
il
faut
sentir
que
c'est
un
contempteur
de
Dieu,
et
un
suppost
du
diable,
qui
ne
demande
sinon
qu'a
tout
pervertir
en
ce
monde.
De
nostre
part
apprenons
d'avoir
l'honneur
de
Dieu
tant
precieux,
que
si
nous
vengeons
les
iniures
faites
aux
hommes:
c'est
bien
raison
que
si
on
a
outrage
la
maieste
de
celuy
qui
nous
a
formez
et
creez,
que
cela
soit
puni.
Et
il
n'est
point
question
seulement
de
l'honneur
de
Dieu,
mais
aussi
du
salut
de
nos
ames:
car
ce
sont
choses
inseparables.
Et
cela
nous
doit
bien
aiguiser
tant
plus
a
ne
point
souffrir
les
erreurs
et
tromperies
des
fauxprophetes.
Voici
Dieu
qui
nous
a
testifie
l'amour
infinie
qu'il
nous
porte,
quand
il
conioint
nostre
salut
a
sa
gloire:
tellement
qu'on
ne
peut
toucher
l'un,
que
l'autre
ne
soit
blesse.
Que
si
on
viole
l'honneur
de
Dieu,
voila
le
salut
des
hommes
qui
est
assailli
quant
et
quant.
Or
la
dessus
Dieu
nous
dit:
Ne
souffrez
point
que
ie
soye
outrage
au
milieu
de
vous,
ne
qu'on
vous
sollicite
a
vous
revolter
de
mon
obeissance:
mais
s'il
y
a
quelque
malin
qui
se
dresse
entre
vous,
pour
vous
seduire:
gardez-vous
de
nourrir
une
telle
peste.
Nostre
Seigneur
parlant
ainsi,
ne
monstre-il
pas
qu'on
ne
peut
point
servir
a
son
honneur,
ni
le
maintenir
en
son
entier,
que
quant
et
quant
nous
ne
procurions
nostre
salut?
Et
ainsi
ceux
qui
se
iouent,
ces
mocqueurs
qui
voudroyent
qu'on
souffrist
toutes
fausses
doctrines,
et
qu'il
fust
licite
a
chacun
de
d
esgorger
ce
qu'ils
voudroyent:
outre
ce
qu'ils
se
deciairent
traistres
a
Dieu,
et
qu'ils
voudroyent
abolir
sa
maieste
si
en
eux
estoit,
ils
se
monstrent
ennemis
du
genre
humain,
et
qui
voudroyent
avoir
mis
en
perdition
et
ruine
les
povres
ames,
tellement
qu'ils
sont
pires
que
meurtriers.
Notons
bien
donc
que
si
l'honneur
de
Dieu
nous
est
precieux,
si
le
salut
de
nos
ames
nous
est
cher,
que
nous
ne
devons
point
nourrir
les
heresies,
ni
les
abus,
ni
toutes
autres
tromperies
de
Satan:
mais
qu'un
chacun
en
son
endroict,
et
en
son
estat
doit
procurer
que
l'Eglise
de
Dieu
soit
purgee
de
tous
maux,
et
que
nous
adorions
Dieu
d'un
commun
accord,
que
sa
doctrine
soit
receue,
et
qu'il
n'y
ait
point
de
division.
Or
cela
a
este
dit
au
peuple
ancien:
mais
auiourd'huy
l'honneur
de
Dieu
ne
doit
point
estre
amoindri
envers
nous:
et
les
raisons
que
nous
avons
desia
alleguees
nous
sont
communes.
Ne
pensons
point
donc
que
ceste
loy
soit
une
loy
speciale
pour
les
Iuifs:
mais
cognoissons
que
Dieu
nous
a
voulu
bailler
une
reigle
generale,
a
laquelle
il
nous
faut
tenir.
Vray
est
qu'on
allegue,
quand
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
est
venu
au
monde,
qu'il
n'a
point
avance
par
glaive
sa
doctrine,
mais
plustost
que
luy
et
les
siens
ont
este
persecutez:
et
ainsi
que
ce
n'est
point
le
vray
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