20:244 illarum recto usu tueatur et conservet. Amen. Salutat te plurimum tibique bene precatur ecclesia cuius cura mihi demandata est. Calvidi2) 28. Ianuarii die 1564. Tibi obsequentissimus filius B* Montmeianus. 4074. CALVIN A LA DUCHESSE DE FERRARE. Elle s'etait plainte de la maniere dont les ministres avaient parle de son gendre. Calvin les excuse et s'explique tres-neUemmt sur le duc de Guise et sur le roi de Navarre, et expose les principes chretiens relatifs aux sentiments dus aux ennemis de la verite. (Copies Bibi. de Geneve Vol. 107, fol. 171, Vol. 115, fol. 17* Berne F. 178. Buchat VII. 408 Crottet, chron. N. 67. Bonnet IL 550. Trad. angi. IV. 352.) Madame, i'ay entendu par vostre derniere letre que quand vous aviez mande a Messire Francisco quil seroit bon que iexhortasse a charite ceus qui font profession destre Chrestiens, cela se rapportoit a quelques ministres, lequels vous avez trouve peu charitables a vostre iugement. Ce pendant ie puis recueillir que cest au regard de feu Monsieur le duc de Guise, entant quils ont este trop aspres a le condamner.l) Or, Madame, devant quentrer plus avant en matiere, ie vous prie au nom de Dieu de bien penser aussi que de vostre coste il est requis dy tenir mcsure. Car il ny a celluy qui nestime quil y a eu du trop. Et sans me tenir au rapport daultruy, iay apperceu en vostre lettre que laffection vous faict oublier ce qui 2) Fortasse Calnidi. Tum cogitaremus de oppido Chauny m Campania {Aisne). Neutrum nomen apud antiquos occurrit. 4074.1) C'etait a Vepoque ou les familles de Guise et de Chaslillon etaient pour amsi dire a couteaux tires Vune avec Vautre et ou les Guise demandaient qu'on intentat un proces a Vamiral au sujet de l'assassinat du chef de leur famille. Nous avons cite plus haut plusieurs extraits des lettres de Languet sur cette affaire {N. 4038. 4052. 4057). Voyes aussi la lettre de Vambassadeur d'Espagne du 2 Dee. dans les Mem. de Conde II 182; MM. de Guyse pourchassent leur justice tant qu'ils peuvent et leur contraire la fuyent tant qu'il leur est possible. L'on vouldroit bien treuver chemin d'appoinctement entre eulx, mais les moyens en sont bien difficiles, et est impossible qu'a la longue cecy ne creve par quelque coustel, et que les ungs pour s'asseurer, ou les autres pour se vanger n'essayent quelque chose.