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58:24
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de
Dieu
se
declare
sur
eux,
qu'a
la
fin
cela
se
cognoistra.
C'est
donc
encore
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage,
et
en
ceste
diversite
que
met
ici
Moyse,
entre
la
lignee
d'Ismael
et
celle
d'Isaac.
Voila
les
commencemens
de
l'Eglise,
qui
sont
comme
un
rien,
mais
la
perfection
en
est
admirable.
Or
les
commencemens
des
enfans
de
ce
monde
sont
grans
et
nobles,
et
pour
estonner
un
chacun:
mais
tout
s'en
va
a
neant,
et
pourquoy?
Car
il
n'y
a
perpetuite
qu'en
la
promesse
de
Dieu.
C'est
la
fontaine
de
vie:
et
voila
aussi
comme
nous
persevererons
iusques
a
la
fin:
c'est
aussi
le
moien
de
nous
faire
eslever
par
dessus
le
monde.
Or
quand
il
est
question
de
nous
resiouir
en
Dieu,
et
de
nous
contenter
de
sa
bonte
paternelle,
qu'il
nous
a
monstree,
que
nous
ne
soions
pas
si
fols,
de
nous
amuser
a
ce
que
nous
voions
maintenant
a
l'oeil,
car
les
choses
presentes
se
passent
et
s'esvanouissent
:
mais
que
nous
contemplions
ce
qui
est
invisible:
comme
c'est
la
vraye
nature
de
foy,
ainsi
que
dit
l'Apostre
(Hebr.
l
l
)
r
Or
Moyse
adiouste,
Qu1
Ismael
a
habite
a
V
opposite
de
ses
freres:
ou,
a
leur
regard.
Il
est
vray
qu'on
a
translate
ceci
de
mourir,
et
le
mot
emporte
Cheoir:
mais
il
signifie
Reposer,
Habiter,
et
avoir
domicile.
C'est
donc
le
vray
sens
naturel,
Qu'Ismael
n'a
pas
este
esloigne
(comme
nous
avons
veu)
des
enfans
de
Cethura,
mais
qu'il
est
demeure
prochain
voisin
de
la
terre
de
Chanaan,
qui
avoit
este
promise
a
Isaac:
toutesfois
ce
n'est
pas
qu'il
ait
occupe
c'este
terre
la:
car
il
faloit
qu'il
en
fust
deboute.
Et
qui
est-ce
qui
Ten
a
dechasse?
Car
apres
la
mort
d'Abraham,
il
est
certain
qu'il
pouvoit
bien
demeurer
au
pays,
s'il
eust
voulu.
Isaac
n'avoit
que
le
sepulchre
que
son
pere
avoit
achete:
il
n'estoit
pas
aussi
seigneur,
pour
avoir
de
grandes
possessions
et
larges:
il
n'avoit
sinon
par
emprunt
le
tout
par
le
conge
des
habitans.
Ismael
donc
pouvoit
bien
faire
la
sa
demeure
et
son
nid.
Or
il
s'en
va:
est
ce
pour
obeir
a
Dieu?
Non:
car
il
est
plein
de
fierte
et
de
rebellion.
Ainsi,
il
eust
plustost
despite
Dieu,
quand
il
eust
pense,
Ie
suis
ici
recule,
comme
si
ie
n'estoie
point
de
la
maison
de
mon
pere.
Il
faut
donc
que
ie
m'arreste
au
pais
de
ma
naissance.
Mais
sans
qu'il
pense
pourquoy,
Dieu
le
meine
la:
il
y
va,
voire
par
une
inspiration
secrette.
Voila
comme
Dieu
besongne
envers
les
incredules:
il
les
tourne,
il
les
vir
e
de
coste
et
d'autre.
Nous
ne
voions
pas
a
l'oeil
qu'ainsi
soit:
mais
tant
y
a
qu'il
nous
faut
la
considerer
une
providence
de
Dieu
par
foy:
et
si
nous
y
estions
bien
attentifs,
il
est
certain
que
nous
aurions
approbation
de
ce
qui
est
ici
escrit,
voire
tous
les
iours.
Car
comment
est
ce
que
nous
ne
sommes
destruits
de
ces
bestes
en-
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