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SERMON
II
24
Or
sainct
Paul
voulant
exprimer
ce
qu'il
avoit
dit
en
brief
d'enseigner
autrement,
il
adiouste,
qu'on
ne
s'amuse
point
a
fables
et
a
genealogies,
qui
n'ont
point
de
fin
(dit-il),
lesquelles
mettent
plustost
en
avant
contentions
et
debats
que
V
edification
de
Dieu
qui
consiste
en
foy.
Nous
voyons
ici
plus
clairement
ce
que
i'ay
desia
expose,
c'est
ascavoir,
que
sainct
Paul
n'a
pas
seulement
condamne
en
ce
lieu
les
doctrines
qui
sont
du
tout
fausses,
et
qui
contienent
quelques
blasphemes:
mais
aussi
tous
ces
menus
fatras,
toutes
ces
speculations
inutiles
qui
sont
pour
destourner
les
fideles
de
la
pure
simplicite
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Ge
que
sainct
Paul
a
compris
sous
ce
mot
de
fables:
car
il
n'entend
point
seulement
des
mensonges
qui
sont
controuvez
et
qu'on
peut
redarguer
a
l'oeil,
mais
aussi
toutes
choses
inutiles.
Et
le
mot
dont
il
use,
emporte
cela.
Qu'est-ce
donc
que
S.
Paul
reiette
en
ce
passage?
Toutes
choses
curieuses,
toutes
speculations
qui
ne
sont
que
pour
tourmenter
les
esprits
et
leur
donner
quelque
trouble,
ou
bien
ou
il
n'y
a
que
quelque
belle
monstre
et
parade,
et
qui
ne
sont
point
utiles
pour
le
salut
de
ceux
qui
escoutent.
Or
ceci
doit
bien
estre
retenu.
Car
ci
apres
nous
verrons,
au
plaisir
de
Dieu,
pourquoy
S.
Paul
en
parle
ainsi,
c'est
d'autant
que
la
parole
de
Dieu
doit
estre
utile,
comme
ii
en
parle.
Dieu
donc
ne
nous
a
point
donne
seulement
sa
parole
afin
de
nous
paistre
sans
aucun
profit:
comme
le
monde
voudroit
qu'on
luy
chatouillast
les
aureilles,
et
qu'il
y
eust
ie
ne
scay
quoy
de
plaisant
en
nous
tant
seulement.
Dieu
ne
veut
point
s'esbatre
ici
avec
nous,
mais
il
veut
que
nous
ayons
une
instruction
bonne,
c'est
a
dire
que
nous
recevions
profit
de
sa
parole.
Tous
ceux
donc
qui
n'appliquent
point
la
parole
de
Dieu
a
bon
profit
et
usage,
sont
contempteurs
et
faussaires
de
la
bonne
doctrine.
Brief,
la
parole
de
Dieu
est
comme
prophanee
si
ce
n'est
qu'on
l'applique
a
ceste
utilite
que
nous
en
recevions
bonne
instruction
pour
nostre
salut.
Et
ainsi
tout
ce
qui
sera
mis
en
avant
sans
aucun
fruict,
et
qui
ne
servira
de
rien
au
salut
de
ceux
ausquels
on
parle,
cela
est
tenu
comme
fable,
ce
sont
des
contes
qu'on
nous
fera
pour
plaisanter,
afin
de
nous
faire
passer
le
temps,
voire
des
contes
de
la
cicongne,
comme
on
dit.
Car
Dieu
ne
veut
point
ainsi
se
iouer
avec
nous,
et
que
nous
le
tenions
comme
un
basteleur:
et
toutesfois
voila
l'honneur
que
luy
font
tous
ceux
qui
cerchent
des
vaines
curiositez
en
l'Escriture
saincte.
Comme
aussi
cela
est
reproche
aux
Iuifs
par
Ezechiel:
car
ils
venoyent
a
luy,
faisans
semblant
de
vouloir
recevoir
la
doctrine,
ils
se
mettoyent
la
a
ses
pieds
pour
dire,
nous
venons
ici
pour
estre
enseignez
au
nom
de
Dieu:
c'estoit
merveilles
de
voir
leur
devotion:
mais
Dieu
leur
dit
qu'ils
venoyent
la
comme
si
on
alloit
ouir
un
menestrier
qui
iouera
de
la
harpe
ou
de
la
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