|
27:222
ici
en
dispute
avec
luy
pour
le
recompenser
en
un
endroict,
si
nous
avons
failli
en
l'autre:
mais
que
sa
Loy
soit
observee,
voire
selon
son
contenu,
et
sa
substance.
Car
si
ie
vouloye
recevoir
un
contract,
ou
quelque
instrument
publique,
et
cependant
dire
:
Quant
a
ce
poinct-la,
quant
a
cest
article,
ie
ne
le
veux
point
admettre:
et
que
seroit-ce?
C'est
falsifier
le
tout.
Ainsi
apprenons
que
pour
honorer
Dieu,
et
pour
luy
rendre
obeissance,
il
faut
que
sa
parolle
soit
authorisee,
nous
submettans
du
tout
a
icelle.
Voila
pour
un
item.
Et
quand
Moyse
dit
Auiourd'huy,
c'est
en
sommant
le
peuple,
afin
que
sans
delay
il
suyve
quand
Dieu
l'appelle.
Car
est-ce
peu
de
chose,
que
nostre
Seigneur
se
communique
si
privement
k
nous?
Il
ne
faut
point
donc
que
nous
demandions
terme
pour
deliberer:
si
tost
que
Dieu
a
la
bouche
ouverte,
il
faut
que
nous
ayons
les
aureilles
attentives,
et
que
sans
delay
nous
respondions
du
premier
coup
a
sa
parolle,
pour
nous
y
assuiettir.
Et
cela
n'est
pas
seulement
pour
nous
advertir,
quelle
promptitude
nous
devons
avoir
a
suyvre
sa
Loy:
mais
nous
oyons
ce
qui
est
dit
au
Pseaume:
Auiourd'huy
si
vous
escoutez
sa
voix:
qu'en
general
nostre
Seigneur
veut
que
si
tost
qu'il
a
parle,
qu'on
suyve
son
dire,
et
qu'on
s'y
range.
Et
l'Apostre
en
l'Epistre
aux
Hebrieux
au
troisiesme
chapitre
nous
monstre
quel
est
ce
iourd'huy:
c'est
assavoir
quand
nostre
Seigneur
nous
fait
la
grace
de
nous
adresser
sa
parolle.
N'attendons
pas
donc
iusques
a
demain:
car
ce
seroit
se
mocquer
par
trop:
et
il
y
a
danger
que
la
porte
ne
nous
soit
close.
Puis
donc
qu'auiourd'huy
Dieu
parle,
qu'il
soit
escoute
promptement,
et
sans
aucun
delay.
Voila
ce
que
nous
avons
a
retenir.
Et
pourtant
si
nous
venons
au
sermon,
ou
qu'un
chacun
lise
l'Escriture
saincte
en
son
prive,
si
tost
que
nous
aurons
ouy
une
sentence,
entrons
en
nous-mesmes:
si
nous
voyons
qu'il
y
ait
de
la
paresse,
qu'on
se
solicite,
qu'on
se
pieque,
que
nous
cognoissions:
O
il
n'est
pas
question
ici
de
se
iouer
avec
Dieu,
et
de
dilayer
de
venir
a
luy:
quand
il
nous
appelle,
il
faut
que
nous
luy
respondions
en
telle
promptitude,
que
ce
qui
nous
est
commande
par
Moyse
soit
accompli,
que
nous
n'ensevelissions
point
la
parolle
de
Dieu,
que
nous
ne
la
laissions
point
pendre
au
crocq:
mais
qu'elle
entre
du
premier
coup
en
nos
coeurs,
et
qu'elle
y
trouve
si
bonne
racine,
qu'elle
y
fructifie.
Voila
en
somme
ce
que
nous
avons
a
noter
de
ce
mot
d'Auiourd'huy.
Or
venons
maintenant
a
ce
que
Moyse
adiouste.
Sans
y
adiouster
(dit-il)
ne
diminuer.
Or
voici
un
passage
excellent,
pour
nous
monstrer
comme
la
vie
des
hommes
sera
bien
reiglee.
Nous
avons
desia
dit,
que
Dieu
esprouve
nostre
suiettion,
quand
nous
recevons
sa
parolle,
et
|