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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
222
il
n'y
a
point
d'autre
chemin
certain.
Venons
maintenant
a
la
conclusion
que
Moyse
adiouste,
Tu
feras
tout
ce
que
ie
te
commande
auiourd'huy,
sans
y
adiouster
ne
diminuer
rien
qui
soit.
Ici
il
monstre
le
remede
pour
nous
preserver
de
tous
les
scandales,
et
de
toutes
les
embusches
de
Satan,
de
tous
ses
filets,
et
de
toutes
les
occasions
qui
nous
sont
dressees
pour
nous
desbaucher
du
chemin
de
salut:
c'est
qu'il
nous
suffise
d'avoir
la
reigle
que
Dieu
nous
donne,
et
que
nous
la
suyvions,
et
qu'elle
nous
adresse
tellement,
que
nous
ayons
les
aureilles
bouchees:
quoy
qu'on
nous
dise,
quoy
qu'on
nous
apporte,
que
tout
cela
soit
reiette,
et
qu'il
n'y
ait
que
Dieu
qui
domine
par
dessus
nous.
Et
ainsi
notons
bien
que
nous
n'aurons
pas
cest
advis
de
nous
garder
des
superstitions,
et
des
abus
de
Satan,
sinon
que
nostre
Seigneur
y
remedie
par
sa
parolle.
Il
est
vray
que
nous
devons
bien
escouter
les
admonitions
qu'on
nous
fait,
et
ne
point
ensuyvre
les
follies,
et
les
erreurs
du
monde,
de
ne
nous
point
envelopper
en
tant
de
phantasies:
et
brief
de
fuyr
toutes
les
folles
devotions
que
les
hommes
se
bastissent
en
leur
teste.
Nous
devons
bien
escouter
cela:
mais
ce
n'est
point
assez.
Car
il
n'y
a
celuy
de
nous
qui
n'ait
une
boutique
de
beaucoup
d'erreurs
en
sa
teste:
encores
que
nous
ne
soyons
point
poussez
par
les
autres,
chacun
s'incitera
tant
et
plus.
Que
faut-il
donc?
Il
n'y
a
autre
moyen
que
de
nous
laisser
gouverner
a
Dieu.
Et
voila
pourquoy
Moyse,
apres
toutes
les
exhortations
qu'il
a
faites,
nous
monstre
que
si
nous
ne
suyvons
la
pure
parolle
de
Dieu,
nous
serons
tousiours
enveloppez
en
beaucoup
de
mauvaises
phantasies:
que
le
diable
trouvera
ouverture,
et
comme
une
bresche
pour
nous
gagner.
Si
donc
nous
voulons
repousser
Satan,
si
nous
voulons
estre
conservez
impollus
de
toutes
superstitions:
que
la
parolle
de
Dieu
ait
son
authorite
envers
nous.
Or
Moyse
dit
en
premier
lieu:
Fay
tout
ce
qui
te
sera
commande.
En
quoy
il
signifie
(comme
nous
avons
touche
en
d'autres
passages)
que
ce
n'est
point
assez
d'obeyr
a
Dieu
a
demi:
car
il
ne
pourra
souffrir
un
tel
partage:
il
faut
qu'en
tout
et
par
tout
il
nous
range
a
ses
commandemens,
et
qu'il
n'y
ait
point
de
replique.
Et
ceci
est
bien
notable.
Car
la
plus
part
confesseront
assez
que
c'est
raison
qu'on
serve
Dieu,
voire
selon
sa
volonte,
comme
il
demande:
mais
elle
ne
laisse
pas
de
tousiours
avoir
des
repliques,
pour
dire:
Et
ceci
ne
me
plaist
point,
telle
chose
seroit
meilleure:
brief
quand
ils
ont
fait
semblant
d'obeyr
a
Dieu,
encores
qu'en
beaucoup
d'endroits
ils
acquiescent
a
ce
qui
leur
est
dit,
il
leur
semble
qu'il
leur
sera
licite
de
laisser
le
reste.
Or
aucontraire,
Dieu
ne
recoit
point
aucune
exception
:
mais
il
dit,
que
tout
ce
qu'il
ordonne,
qu'on
le
face,
et
que
nous
n'entrions
point
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