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SERMON
LXXXV.
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horreur
d'une
telle
rage.
Car
comment
est-il
possible
qu'ils
se
soyent
ainsi
alienez
de
toute
raison,
qu'ils
ayent
oublie
mesmes
humanite,
quand
ils
ont
voulu
servir
a
leurs
dieux?
Qu'est-ce,
d'aller
brusler
leur
propres
enfans?
Voila
les
peres
qui
doyvent
sentir
quand
Dieu
leur
donne
des
enfans,
que
c'est
une
benediction
singuliere,
d'autant
qu'il
les
ordonne
en
son
lieu,
afin
qu'il
y
ait
tousiours
quelque
semence
au
monde
pour
estre
servi
et
honore:
voila
les
peres
qui
iettent
leurs
enfans
au
feu,
et
en
sont
meurtriers.
Et
ainsi,
nous
voyons
que
les
idolatres
auront
bien
quelque
devotion
qui
les
transporte
:
mais
c'est
comme
une
furie,
ils
sont
phrenetiques,
que
le
diable
les
possede
tellement,
qu'ils
n'ont
plus
ne
discretion,
ne
prudence.
Et
approuverons-nous
cela?
Nous
voyons
donc
a
quoy
Moyse
a
pretendu,
alleguant
ici
que
les
povres
Payens
avoyent
brusle
leurs
enfans,
et
que
par
ce
moyen
ils
s'estoyent
du
tout
endiablez,
que
c'estoit
une
chose
execrable
que
de
leur
devotion:
combien
qu'ils
la
prisassent
beaucoup.
Si
on
allegue
que
Dieu
a
commande
le
semblable
a
Abraham:
nous
voyons
l'issue.
Il
est
vray
que
Dieu
a
voulu
esprouver
la
foy
d'Abraham
iusques
la,
quand
il
luy
a
commande
de
tuer
son
propre
fils:
mais
cependant
c'a
este
un
exemple
singulier
pour
un
item,
et
non
point
une
reigle
commune.
D'autre
coste,
Dieu
y
a
proveu,
et
a
monstre
qu'il
ne
demandoit
point
sacrifice
de
sang
humain:
car
il
a
preserve
Abraham,
quand
c'est
venu
sur
le
coup.
Il
y
a
donc
grande
diversite
entre
ceste
obeissance
qu'Abraham
a
rendue
a
Dieu,
quand
il
a
appreste
le
sacrifice
de
son
fils
Isaac,
et
la
furie
de
ces
povres
aveugles,
quand
ils
ont
voulu
honorer
leurs
idoles,
en
meurtrissant
leurs
enfans.
Par
cela
apprenons
en
general
de
bien
noter,
que
si
nous
voyons
les
povres
incredules
s'estre
desbordez
en
des
facons
brutales,
que
nous
soyons
tant
mieux
retenus
pour
ne
les
point
ensuyvre.
Comme
quoy?
Auiourd'huy,
outre
ce
qui
nous
est
dit
en
general,
que
nous
ne
devons
point
ensuyvre
les
Papistes,
d'autant
que
tout
ce
qu'ils
appellent
service
de
Dieu,
n'est
qu'un
amas
de
vaines
phantasies,
qu'un
chacun
a
voulun
bastir
en
son
cerveau,
et
c'a
este
une
confusion
horrible,
qu'ils
n'ont
point
une
syllabe
de
la
parolle
de
Dieu
pour
approuver
ce
qu'ils
font,
et
en
quoy
ils
se
tormettent
beaucoup:
outre
cela
ils
se
sont
tellement
abrutis,
que
nous
devons
avoir
honte
de
leur
bestise.
Et
qu'ainsi
soit:
s'aller
prosterner
devant
des
marmousets,
comme
si
Dieu
estoit
la
present?
Ils
diront:
Nous
n'adorons
pas
les
images:
mais
on
voit
quelle
reverence
ils
leur
font:
et
c'est
la
premiere
lecon
qu'on
apprend
en
leur
synagogue.
Et
au
reste,
il
est
certain
que
quelque
excuse
qu'ils
prennent,
quand
ils
iront
devant
l'image
de
saincte
Barbe,
qui
ne
fut
iamais
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