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nous
sommes
rudes,
et
grossiers,
et
contentons-uous
que
Dieu
nous
saura
bien
enseigner
quand
nous
l'aurons
pour
maistre
et
docteur
:
et
puis
que
nous
avons
sa
parolle,
qu'un
chacun
se
tienne
en
ces
bornesla,
et
que
nous
ne
facions
point
des
chevaux
eschappez.
Or
quand
Moyse
a
parle
ainsi,
il
dit:
Tu
ne
feras
pas
a
TEternei
ton
Dieu
ce
que
ces
peuples
ici
ont
fait.
Comme
s'il
disoit,
qu'il
ne
nous
faut
point
regarder
aux
hommes,
quand
nous
voudrons
bien
servir
a
Dieu:
mais
que
sa
seule
volonte
nous
soit
pour
reigle,
comme
il
adioustera
pour
conclusion
en
la
fin.
Notons
bien
donc
qu'il
n'y
a
rien
pire,
que
nous
conformer
a
ce
que
nous
avons
veu,
quand
il
est
question
du
service
de
Dieu.
Et
voila
qui
a
este
cause
de
tant
de
meslinges
en
la
Chrestiente,
que
tout
y
a
este
confus:
il
ne
faut
qu'un
peu
de
levain
pour
aigrir
toute
une
paste.
Or
on
a
apporte
tant
de
levain,
qu'on
a
infecte
toute
la
droicture,
a
laquelle
Dieu
appelloit
les
siens.
Car
comme
nous
avons
declaire
par
ci
devant,
on
a
pense
qu'il
seroit
bon,
au
lieu
que
les
Payens
avoyent
fait
ceci
ou
cela,
d'introduire
des
facons
qui
eussent
quelque
conformite.
Voila
les
Payens
qui
ont
adore
une
telle
idole,
ils
ont
celebre
une
telle
feste
en
un
tel
iour:
il
faut
donc
qu'a
ce
iour-la
nous
mettions
une
feste
d'un
tel
sainct.
Voire,
mais
ils
n'ont
que
change
le
nom
de
l'idole,
et
ont
tant
plus
faussement
abuse
du
nom
de
Dieu:
selon
qu'ils
en
ont
approche,
et
qu'ils
ont
prins
couverture
d'iceluy,
il
a
este
tant
plus
prophane.
Ainsi
de
tous
les
idoles
des
Payens
on
a
fait
un
eschange,
qu'on
a
prins
les
saincts,
et
les
sainctes,
et
en
a-on
fait
des
idoles.
D'autant
que
ceci
a
este
cause
de
pervertir
tout,
tant
plus
nous
faut-il
estre
advisez
de
ce
qui
nous
est
ici
declaire
par
Moyse,
c'est
assavoir
que
Dieu
ne
demande
point
qu'on
luy
face
comme
font
les
povres
ignorans
et
incredules
a
leurs
idoles:
que
si
nous
voulons
cheminer
droit,
il
nous
faut
garder
de
nous
conformer
a
ce
que
nous
pourrons
voir
et
ca,
et
la.
Il
est
vray
que
selon
que
nous
sommes
charnels,
nous
trouverons
beau
ce
qui
a
este
fait
par
les
nommes:
mais
que
gagnerons-nous
d'apporter
ici
nostre
poids
et
balance?
Car
Dieu
veut
estre
escoute,
et
nous
aurons
beau
barguigner,
pour
dire:
I'ay
cuide
bien
faire.
Tout
cela
n'est
rien
:
il
faut
que
tout
cela
soit
rabbattu.
Voila
pourquoy
Moyse
en
ce
passage
notamment
presuppose,
que
Dieu
ne
veut
point
qu'on
luy
face
comme
ont
fait
ies
povres
incredules
a
leurs
idoles.
Et
encores
pour
nous
mieux
persuader
le
tout,
il
adiouste,
qu'ils
ont
fait
ce
qui
estoit
abomination
devant
Dieu,
comme
de
passer
Ieurs
enfans
par
le
feu.
Ici
Moyse
sous
une
espece
monstre
que
les
povres
Payens
ont
este
desbordez
en
des
choses
si
brutales,
que
quand
on
y
pensera
bien,
on
aura
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